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Lettre commune

Année: 1883
Numéro: 14
Rédacteur:

SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1883.
DES
MISSIONS-ÉTRANGÈRES
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LETTRE COMMUNE
No 14
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A NOSSEIGNEURS LES VICAIRES APOSTOLIQUES
ET A MESSIEURS LES MISSIONNAIRES
DE LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS ÉTRANGÈRES
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NOSSEIGNEURS ET MESSIEURS,

Dans le compte-rendu que nous avons l’honneur de vous adresser chaque année, c’est pour nous un sujet de consolation toujours nouveau d’avoir à enregistrer, pour l’édification de chacun des membres de notre Société, les résultats obtenus par nos bien-aimés confrères, dans le courant de l’année.
Cette consolation serait encore plus grande si nous pouvions les relater tous, tels qu’ils sont en réalité. Mais nous devons forcément nous borner à la mention de ceux qui apparaissent à l’extérieur, quoiqu’ils ne soient pas toujours les plus importants.─ Pour les autres ils nous échappent et ne sont connus et appréciés à leur juste valeur que par le bon Dieu.─ Et encore, parmi les résultats apparents, il en est sur lesquels nous ne nous arrêtons pas longuement, quoiqu’ils aient nécessité une dépense d’activité et une somme de travail souvent fort considérables ; nous voulons parler des soins assidus donnés aux anciennes chrétientés. Malgré l’intérêt de premier ordre que nous portons à ces travaux, nous nous contentons ordinairement de rappeler les oeuvres qui existent, et de donner quelques chiffres de statistique, assurés que cela suffit pour que chacun suppléant par lui-même, puisse se rendre compte de l’œuvre accomplie.
De même, pour ce qui concerne les séminaires particuliers établis dans nos Missions, et qui sont à nos yeux d’une importance capitale, puisque de leurs progrès dépend la réussite du clergé indigène, œuvre par excellence de notre Société, nous ne pouvons leur donner de mention spéciale qu’en passant, à moins qu’il n’y ait un événement extraordinaire à signaler.
Ce que nous tenons surtout à porter à la connaissance de nos confrères, ce sont les progrès de l’évangélisation apostolique, et la prise de possession par La Croix de nouveaux points de la partie du monde confiée à notre zèle par le divin Maître ; ce sont les développements donnés aux œuvres existantes, les tentatives nouvelles, les essais généreux, qui pourront peut-être ne pas aboutir immédiatement, mais qui n’en sont pas moins un germe précieux devant tôt ou tard porter ses fruits ; ce sont les marques de la sollicitude maternelle avec laquelle la Providence nous a protégés, les épreuves auxquelles Elle a jugé à propos de nous soumettre, les consolations qu’Elle nous a ménagées, etc...
Ce que nous voudrions aussi pouvoir indiquer, ce sont les œuvres diverses accomplies par chacun de nos confrères en particulier, avec la mention des postes qu’ils occupent. En les rappelant ainsi au souvenir de tous ceux qui les ont connus personnellement, ce serait, pensons-nous, créer un nouveau lien de charité entre des frères si étroitement unis, en même temps que si éloignés les uns des autres. L’exposé des méthodes, que l’Esprit-Saint suggère au zèle de chacun d’employer pour étendre le règne de Dieu sur la terre, serait non seulement édifiant pour tous, mais encore instructif pour beaucoup, en servant de stimulant à tenter ce que l’on verrait entrepris avec succès par les autres.
En outre, ce serait, pour l’année courante, la page d’histoire la plus complète de la vie de chacune de nos Missions ; et si, au bout d’une période de n’importe quelle durée, quelqu’un entreprenait d’écrire l’histoire ecclésiastique de l’une ou l’autre de nos Missions il trouverait de suite, dans la série de nos lettres communes écrites durant cette période tous les éléments principaux de ce travail.
Qu’on nous permette de citer, comme modèle en ce genre pour cette année, malgré quelques lacunes qui s’yrencontrent encore, la Mission du Japon Méridional, pour laquelle le Vicaire Apostolique avait bien voulu nous adresser, entre autres documents précieux, les comptes-rendus très détaillés de plusieurs Missionnaires.
Si la réalisation de ce plan exigeait, en raison de la multiplicité des détails, que nous élargissions les limites dans lesquelles se renferme ordinairement notre lettre commune, nous le ferions avec joie, assurés d’avoir l’approbation de tous. Les éléments nous font malheureusement défaut pour exécuter cette fois-ci un pareil programme, comme on pourra s’en rendre compte, relativement au plus grand nombre de nos Missions. Nous nous bornerons donc, cette année encore, à reproduire les renseignements incomplets que nous avons reçus sur chacune d’elles.
S’ils varient tous les ans dans les détails, ils n’en demeurent pas moins toujours uniformespour le fond. Pour éviter l’inconvénient des redites, nous avons cru devoir faire l’essai, pour cette fois, d’une modification dans la forme, au sujet de laquelle nous tenons à vous donner tout d’abord une explication.
De graves événements politiques ayant exercé, cette année-ci, une influence considérable sur un grand nombre des pays que nous évangélisons il nous a paru avantageux de grouper nos diverses Missions en chapitres distincts, et de donner tout d’abord, sous forme de prélude, un sommaire historique des événements politiques ou généraux, dont l’action s’est fait plus ou moins sentir dans le groupe tout entier. Il sera de la sorte plus facile de se rendre ensuite compte des conséquences de ces événements, en en faisant l’application à chaque Mission en particulier.
La lettre commune se trouvera ainsi divisée en six chapitres, qui traiteront successivement :
10 Des Missions Annamites,
20 Des Missions de Chine,
30 Des Missions de la Corée et du Japon,
40 Des Missions de Siam, de la presqu’île de Malacca et de la Birmanie,
50 Des Missions des Indes,
60 Des établissements communs.


















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