| Année: |
1890 |
| Numéro: |
23 |
| Rédacteur: |
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SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1890.
DES
MISSIONS-ÉTRANGÈRES
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LETTRE COMMUNE
No 23
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A NOSSEIGNEURS LES VICAIRES APOSTOLIQUES
ET A MESSIEURS LES MISSIONNAIRES
DE LA SOCIÉTÉ DES MISSIONS-ÉTRANGÈRES
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NOSSEIGNEURS ET MESSIEURS,
« L’année dernière nous constations le progrès toujours croissant de la foi dans nos chères mission, et nous étions heureux d’inscrire au préambule de notre lettre commune le chiffre de 31,761 baptêmes d’adultes. Dieu nous réservait pour cette année une nouvelle et bien agréable consolation. Le chiffre de l’année dernière est dépassé et la gerbe que, tous les ans, nous déposons aux pieds du Père de famille, compte de plus nombreux épis que ses devancières. Remercions le bon Dieu de ce succès, il est dû à votre zèle, sans doute, mais avant tout, il est l’œuvre de la grâce. Car, personne ne l’ignore, si vous plantez, si vous arrosez, c’est Dieu qui donne l’accroissement.
Le total des résultats obtenus dans nos 26 missions donne pour l’année courante :
37.333 baptêmea d’adultes ;
386 conversions d’hérétiques ;
177.052 baptêmes d’enfants de païens.
Dans la plupart des missions le chiffre des baptêmes d’adultes a été un peu plus élevé que l’année précédente, mais les résultats sont dus surtout, comme en 1889, au mouvement toujours croissant des conversions en Annam et au Tonkin. Les deux missions du Tonkin ont eu 9,561 baptêmes d’adultes et celles de l’Annam 9,900. Ce mouvement se continue et donne l’espoir pour l’avenir de moissons plus abondantes encore. Malheureusement l’état de troubles dans lequel se trouve ce pays nous fait appréhender de nouvelles calamités.
En Chine, la situation devient de plus critique : de toutes les mission on se plaint de l’hostilité des autorités lacales ; les chrétiens sont abandonnés et parfois même livrés à la haine et aux fureurs de la populace ; les missionnaires sont l’objet d’une surveillance continuelle ; les traités sont méconnus ; bref, presque partout c’est la persécution qui, pour n’être pas brutale et sanglante comme au Su-tchuen oriental, ne laisse pas d’être d’autant plus dangereuse qu’elle est plus hypocrite et plus astucieuse.
Autant que les limites de cette lettre nous le permettent, nous reproduisons à peu près intégralement les comptes-rendus qui nous ont été adressés des missions.
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