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Lettre commune

Année: 1928
Numéro: 69
Rédacteur:

SOCIÉTÉ

DES


MISSIONS - ÉTRANGÈRES
____

Compte rendu des travaux de l’année 1928






SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1928
DES
MISSIONS-ÉTRANGÈRES
____

LETTRE COMMUNE
Nº 69




A Nosseigneurs les Évêques
et à MM. les Missionnaires
de la Société des Missions – Étrangères



MESSEIGNEURS ET MESSIEURS,

Nous sommes heureux de pouvoir présenter cette année aux membres de la Société un exposé complet des travaux de l’exercice qui vient de se clore. C’est en effet la première fois depuis plusieurs années que toutes nos Missions sans exception ont pu faire parvenir leur compte rendu à Paris en temps utile.
Reconnaissante envers nos Missions pour cette ponctualité, la Société leur sait meilleur gré encore pour leur fidélité à ce qui est une de ses meilleures traditions : la simple et entière sincérité des renseignements fournis. Depuis que, sous l’impulsion venue du Saint-Siège, l’intérêt s’est éveillé dans le monde pour les missionnaires et leur œuvre, on s’aperçoit peu à peu que le compte rendu des Missions-Étrangères est dans sa simplicité un document de premier ordre, exclusif de toute préoccupation tendancieuse. On le lit dans des milieux divers, sinon toujours avec sympathie, du moins avec attention et curiosité. On l’étudie, on en tire des conclusions : et même si celles-ci ne sont pas toujours bienvienllantes, elles prouvent du moins que la valeur objective des rapports de nos confrères n’est pas mise en doute.
Gardons-nous de rien changer à ce qui, nous le répétons, est, parmi les traditions des Missions-Étrangères, une des meilleures et des plus anciennes. Car notre compte rendu n’est autre que la Lettre Commune prescrite par l’Art 76 du Règlement Général dans le but de tenir tous les membres de la Société, grâce aux rapports reçus des Missions, au courant du progrès de l’œuvre commune. C’est un échange confraternel, consciencieux et confiant, de renseignements entre ouvriers de la même tâche. Nous n’écrivons pas pour le public, mais, n’ayant rien à lui cacher, il ne nous répugne pas de laisser passer sous ses yeux ce qui peut l’intéresser.
Voici donc où nous en sommes au début de l’année 1929. Que la lecture des pages qui suivent ranime nos sentiments réciproques de fraternelle et confiante estime. Que le succès nous soit un encouragement, l’insuccès une leçon. Et que, d’année en année, l’expérience de notre Société s’accroisse au plus grand profit des intérêts de l’Eglise et de Dieu.


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