| Année: |
1930 |
| Numéro: |
71 |
| Rédacteur: |
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SOCIÉTÉ
DES
MISSIONS - ÉTRANGÈRES
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Compte rendu des travaux de l’année 1930
SÉMINAIRE Paris, le 31 décembre 1930
DES
MISSIONS-ÉTRANGÈRES
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LETTRE COMMUNE
Nº 71
A Nosseigneurs les Évêques
et à MM. les Missionnaires
de la Société des Missions-Étrangères
MESSEIGNEURS ET MESSIEURS,
L’année 1930 dont les travaux font l’objet du présent compte rendu, a vu notre Assemblée décennale se tenir pour la première fois au centre même de la Société. Il en résulte une manifestation vraiment réconfortante de l’entente complète qui existe entre tous les membres de la famille des Missions-Etrangères et entre les différents corps qui la composent. Les liens d’affection et de confiance mutuelles qui nous unissent se sont très heureusement resserrés. Et pendant les trois semaines qu’a duré notre réunion plénière, chacune de ses séances a fait mieux ressortir l’esprit de notre vieille et toujours jeune Société, aussi inviolablement attachée à sa tradition que prête à toutes les adaptations nécessaires ou utiles dans le désintéressement absolu de son dévouement à la cause des Missions.
Sur le terrain des réalisations, le but que notre Société s’est proposé dès l’origine et qu’elle n’avait encore touché qu’au Japon, en 1927, par la création du diocèse japonais de Nagasaki, s’est trouvé atteint, cette année, sur plusieurs points très divers de notre champ d’apostolat. Au Szechwan, l’érection des deux Vicariats Apostoliques chinois de Chouen-King (Shunking) et de Wan-Hien , et de la Préfecture Apostolique chinoise de Ya-Chow, et, aux Indes, celle du diocèse Indien de Kumbakonam, n’ont été que la mise en action du programme annoncé aux premières lignes de notre Règlement séculaire : Confier aux Clergés indigènes formés par nous, dès qu’ils en sont devenus capables, la conduite des nouvelles églises et nous retirer « pour aller travailler ailleurs », en « cédant avec joie tous nos établissements ». A la vérité, nous aurions souhaité qu’à la cession de ces divers territoires correspondît un allègement de notre fardeau. Mais les unités indigènes ont laissé subsister, en restreignant seulement leur étendue, les unités missionnaires dont elles tirent leur origine. Le nombre de celles-ci n’a donc pas diminué et nos Missions, nouvellement réorganisés, ayant à rétablir leur base matérielle et à reconstituer leur clergé, ont à donner un effort d’autant plus grand.
C’est pourquoi nous saluons avec bonheur l’augmentation très appréciable ; et que les années à venir rendront plus rapide encore, du nombre de nos prêtres indigènes dans les Missions où il était encore relativement faible, par exemple : aux Indes, au Japon, à Malacca, en Corée. Il est aussi très encourageant de constater, qu’en dépit des révolutions et des bouleversements qui entraînent de si grandes souffrances pour les chères populations de nos Missions et affectent plus ou moins sensiblement la condition du missionnaire lui-même, de beaux accroissements de la population catholique se remarquent dans un assez grand nombre de nos Missions. Développement du nombre et de la qualité de nos Clergés indigènes, apostolat des païens, voilà le double et invariable mot d’ordre qui répond à la vocation qui est celle de chacun de nous. Daigne la Reine des Apôtres nous y garder tout fidèles !
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