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Publication : INSTRUCTIONS DE 1682

Auteur: Bernard JACQUELINE
Chapitre: 10 - INSTRUCTION
Article: 1

X

Puisque les peuples simples s'attachent très vivement aux signes extérieurs de la religion, que les missionnaires satisfassent ce besoin de tout leur pouvoir. Ainsi, chaque dimanche et jour de fête, que les fidèles soient rassemblés, fussent-ils seulement deux ou trois dans un village, pour réciter ensemble le rosaire et d'autres prières. Quand quelqu'un, païen ou chrétien, tombe malade, que les fidèles aillent le visiter et récitent des prières dans sa maison. Que chacun conserve chez lui un petit récipient d'eau bénite.

Louis, évêque de Métellopolis, vicaire apostolique du Siam, etc.


Traduction A. Marillier - Epiphanie 24 - 1965
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Le texte latin original des Instructions est reproduit ci-après sur la base d'une copie manuscrite authentiquée de la main de Mgr Pallu, envoyée de Siam à Paris à la fin de 1682 et conservée aux archives des Missions Etrangères de Paris, vol. 854 (Siam, t. 5), pages 463-470. Comparées à ce document A, les autres copies conservées aux mêmes archives s'avèrent sensiblement plus éloignées de la rédaction première.

La copie B (vol. 118, pages 570-577), signée par Mgr Palla, rectifie au passage quelques-unes des menues erreurs de A, améliore discrètement une ou deux de ses tournures, et fournit l'un ou l'autre mot qui s'y trouvait malencontreusement omis. Mais cette seconde copie introduit une demi-douzaine de nouvelles fautes, parfois dommageables pour le sens (sicut pour si ut, sublevati pour sublevant ... ) et rema nie l'instruction no 9, d'abord en la dédoublant, puis en y opérant deux longues coupures dont l'une rend la phrase incorrecte, l'autre prive le conseil donné de la référence aux coutumes siamoises qui l'expliquait.

La copie C - vol. 105 (Mgr Pallu, t. 5), pages 501-510 - transcrite à la hâte, d'une écriture cursive, en termes souvent abrégés et parfois à peine lisibles, dépend de B. Elle en reproduit les erreurs (à deux exceptions près) et toutes les omissions, en y ajoutant quatre fautes, l'oubli de trois mots et d'un membre de phrase qui nous vaut cette énormité au sujet des rites païens: licet innurneri sint qui permitti nullatenus valent, ex quibus paucos seligernus.

La copie D, enfin - vol. 106 (Mgr Pallu, t. 6), pages 217-219 - calligraphiée dans une écriture quelque peu primaire et beaucoup plus tardive, est plus complète que B, dont elle est indépendante. Elle apporte aussi de petites modifications aux tournures de A, à son vocabulaire (vg ministerium au lieu d'officium), mais s'en distingue surtout par une dizaine de fautes (quorum pour equorum, etc.) et d'omissions graves ou vénielles. C'est cette copie D que Launay a malheureusement reproduite dans ses « Lettres de Mgr Pallu » (t. I, Pages 371-375), en l’enrichissant d'une vingtaine de nouvelles fautes.

Nos exigences modernes en la matière étant différentes de celles du XVIle siècle, je suis responsable de la ponctuation du texte -reproduit ici, comme de la division de ses paragraphes. Les références bibliques ajoutées en notes signalent les emprunts plus ou moins littéraux à la VuIgate. - A. M.



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