Présentation Recherche Photothèque Liens Informations Formulaire de contacts Plan du site
 
Publication : MISSIONS ÉTRANGÈRES 1663-1700

Auteur: Henri Sy
Chapitre: 2 - CONTRATS DU 16 MARS 1663
Article: 8

Accords avec la paroisse Saint-Sulpice

Une convention spéciale préciserait bientôt les relations entre la paroisse Saint-Sulpice et le Séminaire. Anticipant quelque peu sur les événements, nous la transcrivons ici parce qu'elle complète l'acte du 10 octobre 1663.
Le 26 mai 1666 se réunirent au domicile du marquis de Fénelon , M. Raguier de Poussé curé de Saint-Sulpice, Vincent de Meur, Gazil, l'abbé de Paulmier , Bossuet et François Picquet . Ils convinrent des articles suivants :
1/ - Messieurs du Séminaire demeurent d'accord qu'ils n'auront qu'une chapelle, qui ne sera point publique ni ouverte au peuple, sinon deux jours de l'année, fêtes de la chapelle; ils pourront néanmoins, en d'autres jours, admettre pour entendre la messe, quelques particuliers sans concours de peuple, et même les confesser et communier.
2/ - Tous les passagers qui seront dans la maison seulement pour quelque temps, comme aussi tous les domestiques, hors les communs, comme le portier, boulanger, cuisinier et semblable, demeureront dans l'obligation de tous les devoirs paroissiaux, même les valets particuliers de ceux qui composeront le Séminaire.
3/ - A l'égard des ecclésiastiques qui composent le corps de la communauté, les séminaristes, officiers et valets commun, demeurant actuellement dans l'enclos de leur maison, a été convenu qu'ils seront inhumés par ceux du Séminaire, Monsieur le Curé préalablement appelé, qui pourra y assister avec deux de ses ecclésiastiques et officiers, si bon lui semble, le tout gratuitement; et où ledit sieur Curé ne s'y trouverait en personne, le supérieur du Séminaire fera l'inhumation. Au cas que quelqu'un des susnommés demandât d'être enterré ailleurs, Monsieur le Curé ou ses prêtres iront lever le corps comme il se pratique.
4/ - Monsieur le Curé accorde que les valets qui, par l'article ci-dessus sont dans le droit commun, soient néanmoins enterrés au cimetière dudit Séminaire, par ledit sieur Curé ou ses ecclésiastiques, si lesdits domestiques n'élisent pas leur sépulture ailleurs.
5/ - A l'égard de ceux du dehors qui éliront leur sépulture dans ladite chapelle, ils conviennent de recourir à la paroisse, et que Monsieur le Curé ou ses prêtres viendront faire l'inhumation avec les cérémonies ordinaire. Parmi ceux du dehors sont compris ceux qui se trouveraient en retraite et comme passagers dans le Séminaire.
6/ - Quant au sacrement de Pénitence, communion pascale, viatique, extrême-onction, il est accordé qu'ils seront administrés à ceux du Corps, séminaristes, officiers et domestiques communs susmentionnés, par Messieurs du dudit Séminaire; à la charge d'une redevance d'un écu d'or et un cierge qui sera présenté à l'offrande le jour de Pâques, annuellement, par un envoyé dudit Séminaire".
On se représenterait volontiers un des ecclésiastiques du Séminaire s'avançant, le jour de Pâques, dans l'église paroissiale, un cierge à la main, pour déposer un écu d'or dans le plateau des offrandes. Le registre des dépenses laisse supposer qu'il n'en fut pas ainsi; il se borne à mentionner le versement de la redevance, soit 5 livres 14 sols, au mois d'avril des années 1667, 1668 et 1669. En 1672, c'est une somme de 11 livres 8 sols pour deux années, remise au sacristain de l'église; en 1680, versement de la redevance de huit années échues . Et c'est tout. Le paiement tomba-t-il en désuétude ? En tout cas, il n'en sera plus question dans l'accord renouvelé en 1686, et qui sera signalé en son temps.
Nous nous abstiendront de commenter ici les actes dressés en 1663 et d'en tirer les conséquences qui en pouvaient rejaillir sur les relations futures entre les Vicaires apostoliques et les Directeurs du Séminaire. Il est à présumer que ces derniers, n'ayant d'autre but que l'établissement d'une maison en exécution des instructions des Vicaires apostoliques, agirent en toute bonne foi, et considérèrent que l'administration des biens acquis de l'Évêque de Babylone ne relevait que d'eux seuls. Les divergences de vue surgiront assez vite et s'amplifieront d'année en année jusqu'à l'octroi, en 1776, de nouvelles Lettres Patentes, plus explicites que les premières.





<< Retour page précédente



© Mepasie (missions étrangères de Paris en Asie) - Toutes les archives disponibles dans 1 pays : France