| Année: |
1893 |
| Pays: |
France |
| Ville: |
Marseille, Montbeton, Paris, Rome |
Procure de Marseille.
Le cher P. Beauté, dont le dévouement aux intérêts des missions est si justement apprécié par tous nos confrères, a continué de remplir avec son exactitude ordinaire les devoirs de sa charge. C’est lui qui a recueilli le dernier soupir de Mgr Midon.
Le vénéré Prélat avait quitté Paris, le lundi de Pâques, pour faire son pèlerinage ad limina. Il dut s’aliter dès le lendemain de son arrivée à Marseille, et, huit jours plus tard, le 12 avril, il rendait paisiblement son âme à Dieu. Les soins intelligents et assidus dont Mgr d’Osaka fut entouré, à la Procure, ne réussirent pas à le sauver. L’heure de la récompense avait sonné pour lui.
Sanatorium de Montbeton.
Cet établissement a continué de rendre à nos chers confrères malades les services accoutumés, et 10 d’entre eux ont pu repartir pour leur mission dans le courant de l’année.
Les besoins du séminaire nous ont contraints de rappeler à Paris M. Lesserteur qui dirigeait le Sanatorium depuis l’année 1883. Grâce au crédit et à l’estime dont il jouissait dans le diocèse de Montauban, ce cher confrère a fait connaître et apprécier notre établissement et lui a concilié de nombreuses sympathies.
La direction du Sanatorium de Saint-Raphaël est présentement confiée à M. Rêmes qui avait longtemps assisté M. Lesserteur et qui est parfaitement au courant de tout ce qui concerne le gouvernement de la maison.
II. — SÉMINAIRE DE PARIS ET AUTRES
ÉTABLISSEMENTS COMMUNS EN EUROPE
Séminaire de Paris.
Le chiffre de nos aspirants s’élevait, le 16 octobre, à 294, dont 156 à Paris et 138 à Bièvres. Dans ce nombre nous ne comprenons pas les 26 aspirants dont le départ anticipé pour les missions a eu lieu aux mois de juillet, d’août et de septembre.
Cette augmentation notable des vocations, dépassant nos prévisions et nos espérances, nous a mis dans la nécessité de prolonger les bâtiments du nouveau séminaire de Bièvres. Grâce à un secours providentiel d’un généreux anonyme, nous avons pu entreprendre ce travail. Aujourd’hui il est presque achevé, et, à la rentrée prochaine, la maison agrandie sera suffisante pour recevoir 150 aspirants.
L’année a été attristée par la maladie et la mort du cher et très regretté M. Péan. Les services éminents de notre confrère sont trop connus dans les missions pour que nous ayons besoin d’insister sur la grandeur de la perte que nous avons faite. Après quelques années passées à Siam, qui avaient suffi pour le faire apprécier de son évêque, de ses confrères et des chrétiens, M. Péan avait été rappelé à Paris où, pendant 26 ans, dans les situations les plus importantes, il a consacré à la formation des futurs missionnaires les talents que Dieu lui avait prodigués et un dévouement qui a été sans bornes. Il est mort à la peine, usé avant le temps par un labeur au-dessus de ses forces et par des sollicitudes de toutes sortes. Il a terminé sa carrière dans les sentiments de la piété la plus vive et de la soumission la plus parfaite à la volonté de Dieu.
Nous avons eu, en outre, la douleur de perdre deux de nos confrères des Missions : M. Berthon, du Kouang-tong, et M. Maury, de Hakodaté, pieusement décédés à Saint-Jean-de-Dieu ; le premier, le 9 janvier ; le second, le 11 novembre.
Procure de Rome.
Comme nous l’avons dit dans le dernier compte-rendu, en ce qui concerne la première Cause de nos Vénérables Martyrs, le Sommaire et les Informations sont entre les mains du Promoteur de la Foi. C’est à lui qu’il appartient de faire, contre la Cause, les objections qu’il jugera nécessaires. Nous aimons à espérer que ces objections ne seront pas trop graves. Mais, en tout cas, son travail est nécessairement long, parce qu’il l’oblige à compulser soigneusement tous les procès qui sont volumineux. Si nous pouvons avoir ses animadversions avant la fin de cette année, nous lui devrons des remerciements pour sa diligence.
Veuillez agréer les sentiments de très profond et très affectueux respect avec lesquels nous avons l’honneur d’être, en union de prières et de sacrifices.
Nosseigneurs et Messieurs,
Vos très humbles et dévoués serviteurs,
Pour les directeurs du Séminaire :
Fl. HINARD, Secrétaire.
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