| Année: |
1917 |
| Pays: |
France |
| Ville: |
Montbeton, Paris |
MONTBETON.
Le fonctionnement du sanatorium Saint-Raphaël a été rendu particulièrement difficile par la crise du charbon. La retraite annuelle, ordinairement présidée par le supérieur du séminaire de Paris, a dû être renvoyée à des temps plus favorables. Plusieurs confrères qui se trouvaient dans leur famille, ont été invités à y prolonger leur séjour ; un moment même nous avons craint d’être obligés de fermer l’établissement. Grâce à l’activité déployée par M. Sibers et à son savoir-faire, cette pénible solution a pu être écartée : le sanatorium est resté ouvert, les soins nécessaires ont été assurés à nos chers malades, et malgré toutes les difficultés, le nombre des journées s’est élevé à 4.405. La situation s’est améliorée depuis l’été dernier, et Saint-Raphaël peut maintenant, comme par le passé, accueillir tous ceux qui ont besoin d’y faire un séjour.
Veuillez agréer l’expression des sentiments de très affectueux respect avec lesquels nous avons l’honneur d’être, en union de prières et de saints sacrifices.
Nosseigneurs et Messieurs,
Vos très humbles et tout dévoués serviteurs.
Pour les Directeurs du Séminaire:
F. DELMAS, supérieur.
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II. ÉTABLISSEMENTS COMMUNS EN EUROPE
SÉMINAIRE DE PARIS.
Le séminaire a été éprouvé par la mort du regretté M. Hinard, décédé subitement le 15 mars 1917, et par la grave et longue maladie de M. Mathon, qui devait nous être enlevé dans les premiers jours de la nouvelle année, le 18 janvier 1918.
Quatre de nos aspirants ont été victimes de la guerre : MM. Guillaumin, René, du diocèse de Moulins, qui s’est tué par accident le 11 janvier, en nettoyant une arme à feu ; Loustalot, Joseph, clerc minoré du diocèse de Bayonne, tué le 28 février ; Salefranque, Jérôme, clerc minoré du diocèse de Bayonne, tué le 10 ou le 12 mai sur le front de Macédoine ; Guézenne, Hyacinthe, du diocèse de Saint-Brieuc. Ce dernier a été blessé le 26 août 1917 dans une attaque sur le front de Verdun, et n’a pu être relevé ; officiellement il est porté comme disparu ; mais le temps écoulé sans que nous ayons pu recevoir de ses nouvelles nous oblige à le considérer comme tombé au champ d’honneur.
Le 14 décembre quatre nouveaux missionnaires sont partis de Paris pour les missions ; tous les quatre avaient été réformés après blessure de guerre. C’est le troisième départ depuis le mois d’août 1914, et nous ne pensons pas qu’il puisse y en avoir un autre avant la fin des hostilités. A la fin de décembre 1917 le séminaire comptait douze aspirants non mobilisés, dont neuf nouvelles recrues de cette année. Grâce aux dispositions prises en faveur des membres de l’enseignement, nous avons pu obtenir la mise en sursis temporaire de MM. Boulanger, Aubert et Denis. Leur présence nous a permis de réorganiser les cours chez nous, au lieu d’envoyer les aspirants à l’Institut catholique, comme nous avions été dans la nécessité de le faire les deux années précédentes.
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