| Année: |
1918 |
| Pays: |
France |
| Ville: |
Montbeton, Paris, Rome |
MONTBETON.
En 1917 nous avions enregistré 4.405 jours-nées de confrères présents au sanatorium. En 1918, il y a une augmentation de 1.409, soit un total de 5.814 journées. Par ce temps de guerre et avec les difficultés de toute nature qui en résultent, cela suppose un travail considérable pour assurer la bonne marche de la maison. M. Holhann qui pendant plusieurs mois a remplacé M.Sibers dans la direction du sanatorium a pris une bonne part de ce surcroit de charge et mérite des remerciements spéciaux.
M. Freynet, de la Birmanie méridionale, a terminé sa carrière au sanatorium Saint-Raphaël le 28 avril.
Veuillez agréer l’expression des sentiments de très affectueux respect avec lesquels nous avons l’honneur d’être, en union de prières et de saint sacrifices.
Nosseigneurs et Messieurs,
Vos très humbles et tout dévoués serviteurs,
Pour les Directeurs du Séminaire :
F. DELMAS, supérieur.
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II. — ETABLISSEMENTS COMMUNS EN EUROPE.
SÉMINAIRE DE PARIS.
La mort nous a enlevé deux directeurs, M. Mathon et M. Fleury, ancien supérieur. M. Mathon souffrait depuis près d’une année d’une très grave maladie de cœur, qui le condamnait à un repos presque absolu, et exigeait des soins assidus. L’autorité diocésaine de Paris avait bien voulu le recevoir à l’infirmerie Marie-Thérèse, réservée aux membres du clergé ; c’est là que nous confrère a rendu le dernier soupir le 18 janvier 1918. M. Fleury avait beaucoup décliné depuis plusieurs années ; mais il n’est resté alité que les deux derniers jours qui ont précédé sa mort. Il s’est éteint doucement, sans souffrances et sans agonie le 30 décembre.
Depuis le début de la guerre notre maison de Bel-Air avait souvent reçu la visite des inspecteurs du service de santé, mais on n’avait pas cru pouvoir l’utiliser comme établissement hospitalier ; elle avait seulement servi de dépôt de convalescents pendant quelques mois, durant l’été de 1915. Dans les derniers jours d’octobre de cette année 1918, l’autorité militaire y a installé un hôpital ; la chapelle et quelques chambres ont été laissées à notre disposition ; d’après les conventions, les locaux occupés par l’hôpital doivent être évacués le 30 avril 1919 au plus tard.
La maison de Meudon qui a été occupée par la Croix-Rouge pendant toute la durée de la guerre doit être remise à notre disposition le 1er janvier 1919. nous pourrons donc y installer provisoirement notre petite communauté d’aspirants, une douzaine ; ils y trouveront le calme et le recueillement qu’ils n’auraient plus à Paris quand les missionnaires démobilisés arriveront nombreux à la rue du Bac.
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PROCURE DE ROME.
Au mois d’avril 1918 notre procure de la via S. Susanna a été réquisitionnée par l’autorité militaire italienne. M. Garnier n’a pu garder qu’un étroit entresol pour abriter ses meubles et se loger avec la socius. Il a souffert de cette gêne, et beaucoup plus souffert des procédés peu courtois (pour ne pas dire autre chose) dont on a usé envers lui en toute cette affaire. L’ambassade de France a enfin obtenu que les locaux réquisitionnés nous soient rendus ; mais autant l’occupation avait été rapide, autant l’évacuation s’est faite avec lenteur et de mauvaise grâce.
L’introduction de la cause de béatification de NN. SS. Berneux, Daveluy et de leurs compagnons a été l’évenement consolant de cette année plutôt chargée de tristesse. Nous avons reproduit plus haut dans le préambule de la lettre commune le Décret d’introduction de cette cause.
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