| Année: |
1949 |
| Pays: |
France |
| Ville: |
PARIS |
CHAPITRE IX
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ÉTABLISSEMENTS COMMUNS
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Établissements communs en Europe
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SÉMINAIRE DE PARIS
Administration centrale. — M. Cuenot ayant achevé son mandat de Représentant des Missions de la Chine méridionale au Conseil central, M. Auneveux de la Mission de Kunming le remplace dans cette fonction.
Séminaire de théologie. — L’année scolaire 1948-1949 s’est écoulée normalement ; elle fut cependant marquée par un fléchissement sensible des santés, et plusieurs aspirants ont dû abandonner provisoirement leurs études pour se reposer, les uns en famille, les autres au sanatorium.
Les diverses ordinations de l’année ont donné vingt-trois nouveaux prêtres qui ont reçu leur destination en février et juin.
Trois aspirants ont achevé leur licence en théologie, deux autres leur licence en Droit canonique, un sa licence en Ecriture sainte. Le Corps professoral, par suite du décès de M. Fouque en juillet 1948 et du retour en mission de M. Meissonnier en octobre 1949, avait deux postes vacants : MM. Mora, du diocèse d’Osaka et Haller, du Vicariat de Taitjen, ont été titularisés directeurs du Séminaire. Le premier a passé en Sorbonne le certificat d’études générales qui lui permettra de préparer sa licence.
Comme les années précédentes, des conférences ont été données aux aspirants, tant sur les missions que sur des sujets d’actualités : ceux-ci ont gravité autour de deux thèmes principaux : « Le Marxisme » et « la Famille ».
D’importants travaux de réfection de la maison sont en cours : les chambres des troisième et quatrième étages ont été remises à neuf, ainsi que les façades extérieures.
A la rentrée de septembre, la Communauté comptait soixante-dix-neuf aspirants présents, dont sept vont rejoindre Rome pour leurs études et quelques-uns l’armée pour le service militaire.
Puisque ce compte rendu ne parviendra aux Missions qu’assez tard, il est permis de signaler que la mort de M. Sy a eu pour résultat la nomination de M. Pasteur comme premier Assistant et de M. Destombes comme second ; celui-ci garde encore la direction du Séminaire.
Séminaire de philosophie. — Trente nouveaux aspirants se sont joints aux cinquante-et-un anciens, mais le départ d’un certain nombre d’entre eux pour Paris, l’armée ou pour un repos forcé a réduit ce chiffre jusqu’ici jamais atteint. A la fin de l’année scolaire, on comptait vingt-quatre présents en 3e année, vingt en 2e et vingt en 1re année. Ils appartiennent à vingt-sept diocèses différents.
Le système d’examens écrits intra-semestriels inauguré l’année dernière a été continué et donne déjà des résultats appréciables. Des leçons de Grégorien et d’harmonium sont données toutes les semaines par un professeur de Versailles. Des jeux d’intérieur, des causeries et des séances de cinéma ont été organisés pour les jours de congé. Le premier dimanche du mois est devenu la journée de récollection que prêche un prêtre appelé du dehors.
La maison a maintenant été totalement restaurée, y compris la chapelle, de sorte que seul le parc rappelle les destructions de la dernière guerre.
Petit séminaire de Beaupréau. — Quarante-quatre élèves furent inscrits, dont onze en première, seize en seconde, douze en troisième et cinq en cinquième. Le lendemain de la rentrée mourait subitement l’un d’eux en plein jeu ; d’autres ont dû momentanément abandonner leurs études afin de se reposer en famille. Tous les autres ont donné satisfaction par leur esprit et leur application au travail. A la fin de l’année la Communauté se réunit pour fêter les noces d’argent de M. Lassalmonie et pour remercier M. Davias-Baudrit qui va rentrer en mission et qui après dix-huit années de supériorat transmet ses pouvoirs à M. Tourte. Fondateur du petit séminaire, notre cher confrère s’y est dévoué avec une compétence peu commune que tous s’accordent à lui reconnaître. La Providence n’a pas voulu le laisser partir sans lui accorder une dernière satisfaction, celle de voir ses sept candidats au baccalauréat, réussir leur examen, dont un avec mention « Bien » et un autre avec mention « Assez-Bien ». En ces temps où l’Université n’accorde le parchemin qu’avec parcimonie, ce beau résultat n’en est que plus digne d’éloges.
Petit séminaire de Ménil-Flin. — L’école missionnaire a compté cette année trente-trois élèves. Une religieuse de Notre-Dame de la Motte et deux jeunes partants ont prêté leur concours aux missionnaires pour assurer les classes et les surveillances. Les santés ont été bonnes, sauf en janvier où les élèves et le corps professoral ont été éprouvés par la grippe. Heureusement rien de grave, sauf pour le supérieur qui a failli nous quitter pour un monde meilleur. Grâce à Dieu, il est maintenant complètement remis. La Supérieure des Religieuses a vu enfin son rêve se réaliser et est partie en mission dans notre maison de Béthanie à Hongkong. Une tradition se crée à l’école : elle veut que le jour de la récollection annuelle, en août, un bon nombre d’élèves se retrouvent avec les Lorrains aspirants de Paris et de Bièvres. Les liens de la famille se renforcent ainsi pour le plus grand bien de tous. Le 1er juillet a eu lieu dans notre chapelle qui s’embellit de nouveaux vitraux, la première messe du premier prêtre de la maison ; cette cérémonie marque donc une date dans notre histoire qui nous a encouragés précisément à l’heure où le nombre des vocations semble diminuer de façon inquiétante.
Sanatorium de Montbeton. — Le sanatorium manque plutôt de chambres que de candidats. La vie y est non pas monotone, mais calme, reposante ; on y travaille, on y prie, on se délasse en famille. Le 24 juin a été fêté le cher M. Roucoules, qui célébrait ses noces d’or sacerdotales et laissait en mains plus jeunes son travail d’Assistant du Supérieur ; c’est à regret que la totale liberté lui a été rendue, car ce bon confrère était pour les malades un infirmier d’une dévotion et d’une charité peu communes. Pendant l’année, ont été rappelés à Dieu MM. Bétin, Brunel et Chaudier et les restes mortels de deux confrères ont été ramenés dans notre cimetière ; il s’agit de MM. Guiraudet et La Fay décédés loin de nous il y a quelques années.
Dans la communauté des dévouées Religieuses, Mère Euphrosine a été remplacée par Mère Marie-Léonie. Les noms changent, mais le même dévouement nous reste acquis.
Propagandistes. — Nos confrères ont continué toute l’année leurs incessantes pérégri-nations pour faire connaître notre Société. M. Beaudeaux a perdu en fin d’année à Lille, le précieux concours de M. Richard rentré en Corée, mais il reste l’infatigable voyageur que tout le monde connaît. Dans l’est MM. Lambert et Rohmer, à Brest M. Villacroux, dans le midi, M. Lantrade ne cessent de prêcher et de donner des conférences. A Bayonne, M. Bassaistéguy a terminé ses trois ans de propagandiste et a eu le bonheur de nous envoyer quelques vocations avant de repartir en Inde. Ne pouvant retourner actuellement en Mandchourie, M. Barreau a accepté l’offre que lui a faite Mgr le Supérieur de parcourir l’ouest de la France pour rappeler à ceux qui seraient tentés de l’oublier le besoin que notre Société a de vocations pour cette immense Asie, si déchirée et si tourmentée depuis plusieurs années. Puissent les prières de nos confrères nous aider dans notre tâche parfois ingrate, et puissent les missionnaires en congé se souvenir du bien qu’ils peuvent faire dans leur pays natal en épaulant les efforts de nos propagandistes.
Veuillez agréer les sentiments profondément respectueux avec lesquels je suis,
Messeigneurs,
Messieurs et Chers Confrères,
Votre serviteur en Notre-Seigneur Jésus- Christ.
J. CHABAGNO.
Secrétaire.
† Ch. LEMAIRE,
Evêque d’Otrus,
Supérieur général de la Société.
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