| Année: |
1979 |
| Pays: |
France |
| Mission: |
France-Asie |
Centre France-Asie
Tout comme en décembre 1976, c’est un bref compte rendu triennal que nous vous présentons à l’aube de cette année 1980 en un rapide tableau récapitulant per summa capita les principaux événements qui ont marqué ces trois années 1977, 1978 et 1979, et les développements nouveaux qui en ont résulté.
A l’occasion du soixantième anniversaire de la fondation de notre œuvre, il va nous aider à réexaminer nos objectifs et à préciser pistes d’action et perspectives de travail pour les quelques années qui viennent.
RAPPEL : 1974-1978
A) Le changement
Il fut principalement marqué par :
la maladie du Père RENOU et son départ à la retraite en juillet 1975 après 25 années passées à la direction de l’Association « Foyer des étudiants d’Extrême-Orient » ;
son remplacement, à la même époque, par les Pères ELHORGA et LEFAS ;
la « LIBéRATION » du Cambodge, du Viêt-nam et du Laos, et, conséquence immédiate :
l’arrivée massive de réfugiés en provenance de cas trois pays, ce qui allait bouleverser du même coup les habitudes et jusqu’aux structures, de l’ancien « FOYER ».
B) L’aggiornamento
1. L’Association prend le nom de « Centre France-Asie ».
2. Elle modifie ses statuts. Elle est désormais patronnée par la Conférence épiscopale de France et par la Société des Missions Etrangères de Paris.
3. Elle s’étoffe progressivement pour s’adapter à une situation plus mouvante, pour mieux répondre aux besoins et aux appels d’Asiatiques de plus en plus nombreux, brusquement transplantés en France.
L’année 1976 allait être une année de transition, de rodage, mais aussi d’exploration de pistes nouvelles dans la fidélité à l’esprit des fondateurs de l’Œuvre.
L’HISTOIRE RÉCENTE : 1977-1979
C’est manifestement à partir de 1977
après bien des tâtonnements et des hésitations non exempts d’inquiétude pénurie de moyens en personnel et finances notamment que le Centre allait connaître son véritable régime de croisière.
Régime de croisière
Il est caractérisé par :
1. La rénovation de nos locaux grâce à la providentielle générosité de journalistes allemands et de quelques amis français.
2. Le flux incessant des réfugiés du Sud-Est asiatique venant chercher asile en France.
3. La consolidation lente mais sûre de nos finances par la participation croissante d’amis français et asiatiques à l’œuvre entreprise.
4. Le développement concomitant des services et du personnel qui, tout comme les finances, ont été multipliés par trois tandis que les cours de français, eux, étaient multipliés par six. Et enfin, conséquence inéluctable de ce développement :
5. L’accroissement considérable du réseau de nos relations et des collaborations offertes.
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Il ne saurait être question, ici, de détailler à nouveau l’ensemble de nos activités durant les années 1977 et 1978. Il suffira de vous référer aux documents suivants qui sont à votre disposition :
1. Les comptes rendus publiés des années concernées.
2. Le fascicule explicatif « Activités et services du Centre France-Asie » que nous avons imprimé dans le but de répondre aux innombrables demandes émanant de particuliers tout autant que d’organismes privés ou publics.
Nous nous contenterons de relater ici les événements les plus récents ou les plus marquants de la période étudiée.
Été 1979 : brusque accélération...
En 1979, ce régime de croisière a connu une brusque accélération. Tout a commencé à la mi-juillet avec l’arrivée massive de réfugiés de Pulau Bidong et autres camps de Malaisie et de Thaïlande.
Il a fallu, en plein été, faire appel à du personnel supplémentaire, salarié et bénévole. Il a fallu redoubler d’efforts pour répondre aux besoins de réfugiés d’un genre nouveau : des familles entières arrivant en piteux état, démunies de tout, abattues, après des mois de désespérance dans les mers chaudes du Sud... ou l’enfer du Cambodge.
Jamais, depuis 1975, nous n’avions vu tant de détresse, jamais nous n’avions distribué tant de secours : vêtements, couvertures, vaisselle, aides financières d’urgence, etc. Mais, en même temps, nous parvenaient dons et encouragements : signes manifestes et réconfortants de la chaude solidarité de nos amis et bienfaiteurs.
A partir de cette même époque le vestiaire allait connaître un succès énorme que rien ne semble devoir arrêter. Une demi-douzaine de dames bénévoles nous y apportent un concours bien apprécié.
En fait, cette accélération avait été amorcée dès le printemps 1979 à partir du moment où les troupes vietnamiennes ayant commencé à intervenir au Cambodge, les populations cambodgiennes avaient à leur tour amorcé le mouvement d’exode qui allait jeter sur les routes de la Thaïlande des dizaines de milliers de Cambodgiens fuyant en même temps le régime de Pol Pot, celui des Vietnamiens « libérateurs », la famine et la guerre... tandis que des dizaines de milliers d’autres Vietnamiens fuyaient sur des embarcations de fortune... vers la Thaïlande, la Malaisie, l’Indonésie ou... la mort.
Dès cette époque, des centaines de réfugiés en France commençaient à recevoir des nouvelles du pays, des nouvelles de leurs familles dispersées ou décimées depuis la « Libération » de 1975. Ce fut, dès lors, au Centre, durant plusieurs mois, une activité fébrile tout entière orientée vers la recherche de familles dont on espérait contre toute espérance qu’elles avaient pu se sauver et se réfugier en Thaïlande ou ailleurs. C’est ainsi que chaque jour partaient vers les camps, là-bas, des affiches portant photos et textes de recherche qui seraient placardées... ou publiées dans les journaux, tandis qu’ici, chacun vivait dans l’angoisse et l’attente.
Vous savez la suite : l’arrivée de milliers de réfugiés à partir de la mi-juillet. Parmi eux, des familles de Cambodgiens que nos affiches avaient touchées et qui avaient pu être sauvées « in extremis » au moment où elles allaient être refoulées vers le Cambodge par l’armée thaïlandaise.
Travail quotidien
Tout cela… tandis que se poursuivaient et se développaient par ailleurs l’ensemble des autres activités quotidiennes au service de tous les autres Asiatiques : tout spécialement de ces centaines d’étudiants qui constituent notre clientèle de choix. Clientèle de choix... parce qu’ils sont l’avenir de l’Asie. Parce que notre œuvre a été spécialement fondée pour eux. Et que notre ambition première, notre tâche fondamentale, est de rendre le plus fructueux possible leur séjour d’études en France. Fructueux pour eux ; fructueux pour leur pays ; fructueux aussi pour l’avenir de la Paix, l’avenir du monde.
Le même souci anime tous les membres de l’équipe dans leurs relations avec tous les Asiatiques qui frappent à notre porte. Venant des quatre coins du monde, ils sont la preuve et c’est une terrible exigence que le Centre France-Asie est non seulement un carrefour de races et de peuples fort divers, mais encore et surtout un lieu privilégié d’amitié et de partage, un lieu privilégié... (1)
Où chacun donne et chacun reçoit
Certes, dans nos comptes rendus et même nos statuts, il est question de bienfaisance et d’assistance. Mais il n’est pas question, il n’a jamais été question de faire des Asiatiques qui se présentent à nous... des assistés.
Ce n’est pas leur genre. Bien au contraire : démunis de tout, séparés de leurs familles, coupés de leurs racines, les réfugiés asiatiques eux-mêmes ne réclament rien. Ils ne mendient pas. Mieux encore : dès qu’ils le peuvent, ils ont à cœur de participer à leur tour au sauvetage de leurs frères. Fréquemment, ils nous offrent leur obole pour d’autres plus démunis... tandis qu’eux-mêmes se saignent à blanc pour faire parvenir de maigres secours aux membres de leur famille, dispersés de la Thaïlande ou du Viêt-nam jusqu’au Laos, la Malaisie, l’Indonésie ou même les îles perdues du Pacifique, allant jusqu’à emprunter des sommes considérables en vue de leur payer le voyage pour la France ou tout autre pays d’accueil.
(1) Pour l’année 1979, c’est une moyenne mensuelle de plus de 300 nouveaux que nous avons reçus... sans compter les quelques milliers d’anciens qui restent en contact et viennent dans nos services pour d’innombrables démarches.
Voir à ce propos « Activités et Services du Centre France-Asie ».
Du coup, apparaît plus méritoire encore leur effort de participation et de solidarité envers le Centre. C’est bien ce qu’a compris, ce qu’a voulu montrer le rédacteur de la revue Missi, dans son numéro Horizons 79, en présentant le Centre sous le joli chapeau « Où chacun donne et chacun reçoit. »
En esprit d’amitié et de partage
Et c’est ici un devoir pour nous de rendre hommage à une foule de bienfaiteurs souvent anonymes :
amis de l’ancien foyer fidèles à la mémoire du Père RENOU et à leur devoir de gratitude ;
bienfaiteurs de partout... et des quatre coins du monde qui, à la suite de contacts variés ou de lectures diverses, ont décidé de soutenir notre action ;
confrères M.E.P. qui, massivement, ont répondu à notre appel aux périodes les plus critiques et continuent encore à nous apporter un concours apprécié ;
propriétaires de logements et employeurs qui, ayant bénéficié de nos services, sont devenus nos amis des plus généreux ;
communautés religieuses et particuliers qui mettent à notre disposition des logements de dépannage pour réfugiés.
Ce faisant, les uns et les autres participent de façon constructive à cette vaste entreprise qui va de l’accueil des plus déshérités à leur insertion sociale complète à partir de laquelle chacun peut enfin prendre totalement en main son propre destin et celui de sa famille, après avoir connu bien des périodes de difficultés et d’angoisse.
C’est dans le même esprit et dans le même but que nous avons commencé, depuis deux ans déjà, à développer d’autres réseaux d’amitié en mettant en contact étudiants et réfugiés avec des familles françaises et même avec des communautés religieuses, pour :
1. Logements de dépannage allant de quelques jours à plusieurs semaines.
2. Accueil plus prolongé, dans des familles, d’étudiants de tous niveaux.
3. Rencontres amicales de tout genre.
4. Cours d’alphabétisation, notamment chez des personnes du troisième âge.
5. Cours plus spécialisés… préparation d’examens, rattrapages, etc.
Il arrive d’ailleurs que ces cours en familles débouchent sur la création de groupes paroissiaux d’alphabétisation : solution idéale que nous encourageons, car elle favorise l’insertion locale des Asiatiques en même temps que se mettent en route des relations plus profondes où la paroisse et les œuvres paroissiales ou communales ont leur rôle à jouer.
Multiples concours
Dans ce travail multiforme, nous avons été puissamment aidés par la presse, la radio, et même la télévision. La presse catholique tout spécialement la presse régionale et locale, notamment beaucoup de bulletins diocésains ont largement répercuté nos appels de 1978 et 1979, présentant avec sympathie les problèmes des réfugiés et l’action du Centre. Inter-Migrants (France-Inter) diffuse nos documents et oriente, vers nos services, offres et demandes d’emplois et de renseignements. FR3 nous a demandé notre participation à deux reprises : l’une pour présenter les Chinois en Ile-de-France, l’autre pour la réalisation de l’émission « Mosaïque » du 11 novembre 1979, sur le thème de l’adaptation et l’insertion des réfugiés asiatiques en France.
Le Centre a été, par ailleurs, associé au Comité de Patronage pour la Collecte nationale en faveur du Cambodge en novembre de cette même année.
Enfin, cette dernière banne nouvelle : par lettre du 2 mars 1979 réf. B 1-927/78 le ministère du Budget reconnaissait « Centre France-Asie » comme œuvre d’intérêt général à caractère philanthropique, éducatif et social. De ce fait, les dons en argent, faits au bénéfice du Centre France-Asie, sont déductibles de la déclaration du revenu global des particuliers dans la limite de 1 % et du bénéfice imposable des sociétés dans la limite de 1 pour mille de leur chiffre d’affaires.
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Tel est, au plan de ses activités socio-caritatives domaine spécifique de l’Association de par ses statuts le bilan de ces trois dernières années.
Il faut y ajouter ce que, dans un rapport rédigé voici exactement un an à l’intention de l’archevêché de Paris, nous avons appelé l’impact religieux des activités du Centre.
IMPACT RELIGIEUX
Une œuvre d’Église...
C’est manifeste : le Centre France-Asie est perçu par les Asiatiques comme un « Centre catholique », comme une œuvre de l’Eglise catholique. Notre engagement à leur service est jugé pour ce qu’il est fondamentalement : une réponse à l’appel du Christ :
« J’étais étranger... Nu... Malade... en prison... Vous êtes venu à moi... Vous m’avez accueilli, » (Mat 25).
….Au service des plus démunis
De notre mieux, quoique avec timidité parfois, et sans avoir toujours réussi à éviter des faux pas, nous avons essayé, en réponse à cet appel, de témoigner de l’Evangile : en rejoignant les plus pauvres, en faisant face aux situations les plus criantes de détresse, en essayant de défendre, de toutes nos forces, les droits de l’homme.
A la mesure de nos moyens et du temps disponible nous avons contribué à sensibiliser un grand nombre de fidèles et plus largement encore l’opinion publique au problème et aux drames des réfugiés tout autant qu’à la question des étudiants.
Dans un climat religieux...
En ce qui concerne les Asiatiques, par le respect que nous essayons de porter à leur culture, à leur religion, nous les sentons très proches de nous : ils nous sentent surtout très proches d’eux. S’il arrive que nous apparaissions à leurs yeux comme leurs « sauveurs », il est plus fréquent encore que leurs remerciements s’adressant à DIEU et à celle qu’ils appellent « la Sainte-Mère ».
Témoin cette bouddhiste vietnamienne, venue en France voici plus d’un an, seule avec ses trois enfants. Nous les avons aidés de notre mieux. Et voilà qu’un beau jour, elle s’en vient au Centre, portant dans ses mains un joli vase à fleurs. Désignant un petit tableau de la « Vierge à l’enfant » placé dans un coin, elle me demande de le placer sur un piédestal, bien haut, face à la porte d’entrée. Puis elle sort... pour revenir un moment plus tard, avec des fleurs toutes fraîches. Elle les dispose devant la Sainte-Mère qui l’a sauvée avec ses enfants. Et là... elle a prié longuement, debout, mains jointes sous le menton. Régulièrement, elle s’en revient accomplir le même geste en ce lieu sacré où elle se sent à l’aise : Dieu s’y fait proche d’elle. Il devient son confident, son ami... Allez vous étonner après cela, si de nombreux Asiatiques bouddhistes entre autres aiment aller prier et se recueillir dans certains sanctuaires : Lourdes, Chapelle Miraculeuse, Montmartre, etc.
C’est souvent dans ce climat religieux que nous travaillons. Rien d’étonnant dès lors si beaucoup parmi eux s’adressent à nous pour un conseil spirituel, pour des explications sur la foi catholique, et même l’entrée en catéchuménat. C’est que, pour beaucoup, leur venue en France constitua une véritable libération. Dégagés de la pression sociale de leur milieu traditionnel, des Asiatiques nous sont apparus rayonnants de joie, émus jusqu’aux larmes le jour de leur baptême.
… D’amitié et de confiance
Il faut dira que dans les milieux asiatiques de France, l’Eglise catholique jouit d’un préjugé extrêmement favorable. C’est avec une totale confiance que Laotiens, Vietnamiens et Cambodgiens en particulier, viennent à nous. Leur confiance, leur foi dans les Pères est d’ailleurs le fruit de tout un ensemble de relations déjà anciennes, tissées au contact des missions et des missionnaires de leur pays d’origine. Les épreuves récemment subies, le soutien qu’ils n’ont cassé de trouver dans leur malheur auprès des missionnaires de Thaïlande, de Malaisie, d’Indonésie et d’ailleurs, n’ont fait que consolider ces relations de confiance. Elles établissent maintenant des liens nouveaux, plus personnels, plus profonds dans la mesura même où ils nous savent engagés à leurs côtés, pour la défense de leurs droits et le bonheur de leurs enfants.
Au service de la pastorale
Mais là ne s’arrête pas notre action. Elle s’exerce en plusieurs directions, qu’il s’agisse d’activités pastorales directes ou des multiples collaborations d’ordre pastoral... ou autre avec paroisses, écoles, organismes et institutions d’Eglise. Relatons en vrac : préparations au baptême, à la communion, au mariage, célébration de mariage ou eucharistique... à la demande des paroisses ou des intéressés, soit qu’il s’agisse de Vietnamiens, soit surtout de Chinois ne parlant que le dialecte cantonnais, participations enfin à des journées de récollection...
Bref, conformément au souhait de l’Eglise, témoins de l’amour de Dieu pour tous les hommes, nous avons essayé, nous essayons d’être pour beaucoup d’Asiatiques, signe et source de paix et d’espoir. C’est peut-être pour cela en toute priorité que beaucoup d’Asiatiques tiennent à nous témoigner leur gratitude et à nous accorder leur amitié.
Au service des Chinois
Arrivés à ce point de notre compte rendu, il nous apparaît important de noter le fait que près de 80 % des réfugiés qui viennent à nous sont de race et de culture chinoise, même s’ils jouissent, pour la plupart, d’une autre nationalité : cambodgienne, laotienne ou vietnamienne, par exemple.
Quand on sait que la Révolution de 1911, en Chine, a été pour une très grande part la fait des Chinois de la Diaspora, on serait tenté de dire que nous pouvons, aujourd’hui, agir sur le destin de la Chine de demain. Nous le pouvons dans la mesure même où, en esprit de foi, l’Eglise et la Société des Missions Etrangères seront capables d’œuvrer au service des Chinois et, de façon plus générale, au service des Asiatiques comme témoins de l’amour de Dieu. Et c’est ce qui nous incite à conclure ce compte rendu par la question importante de l’avenir du Centre France-Asie.
L’AVENIR DU CENTRE FRANCE-ASIE
Car, une fois admis l’importance toute relative qu’elle soit du Centre et de tous les Centres qui travaillent dans le même sens... par rapport au monde chinois et au monde asiatique, il est tout naturel de se demander dans quel sens orienter notre action, sur quels sentiers engager nos pas.
Certes, le Centre France-Asie dépend de l’Eglise de France. Mais avec le plein accord de la Conférence épiscopale, la Société des Missions Etrangères est membre de droit de l’Association. Historiquement, son rôle a été prépondérant. Il le reste à ce jour. C’est dire que la Société a son mot à dire. Elle a notamment à préparer les hommes qui devront en assurer la direction.
Or, un simple coup d’œil sur l’état actuel du Centre suffit à voir l’insuffisance manifeste de ce qui existe :
1. L’exiguïté flagrante des locaux face au nombre des « clients » et des obligations qui en découlent.
2. Les conditions déplorables de travail dans le brouhaha permanent, dans des bureaux surchargés.
3. L’impossibilité d’y développer davantage des activités qui s’imposent.
4. Travail « à la chaîne », travail trop souvent de pure administration, réalisé à la va-vite parce que d’autres, beaucoup d’autres, attendent.
5. Travail qui se réduit souvent à un « service des urgences » : ce qui nous empêche de nous consacrer à l’essentiel, un travail plus en profondeur au plan humain, culturel et spirituel... tout spécialement auprès des « étudiants ».
Ceci ne signifie pas que le travail accompli n’est pas important. Nous l’avons suffisamment souligné et répété : il est utile. Il est unique. Il est irremplaçable. Mais il est incomplet. Il est insuffisant en quantité et en qualité.
Il appartiendra à l’Assemblée générale de réfléchir à la question en vue de lui donner la réponse la plus adéquate possible.
Thomas ELHORGA.
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