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Rapport annuel des évêques

Année: 1894
Pays: Inde
Mission: Mayssour
Rédacteur:Mgr LOUIS

II. ─ Mayssour.

Population catholique 38.000
Baptêmes d’adultes 357
Baptêmes d’enfants de païens 257
Conversions d’hérétiques 65
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LETTRE DE MGR KLEINER, ÉVÊQUE DE MYSORE, A MM.
LES DIRECTEURS DU SÉMINAIRE DE PARIS,

Bangalore, le 28 octobre 1894.

Messieurs et vénérés Directeurs,

En parcourant le tableau de notre administration annuelle, vous penserez comme moi que les résultats obtenus, quoique satisfaisants sous plusieurs rapports, laissent encore beaucoup à désirer ; mais je crois rendre témoignage à la vérité en disant que mes confrères ont bien travaillé, et que, si le succès n’a pas toujours couronné les efforts de leur zèle, ce n’est pas à eux qu’il faut s’en prendre. En effet, tous ont donné des preuves non équivoques de leur dévouement absolu au service de Dièu et au salut des âmes Voyons-les plutôt à l’œuvre dans leurs districts respectifs.
Nagar. ─ M. Laurent m’écrit de Shimoga : « Tous mes chrétiens conconis, canaras et « tamouls ont vécu en bonne harmonie. 2.412 communions de dévotion témoignent de la piété « de mes 460 chrétiens ; J’attribue ce résultat à l’Apostolat de la Prière, que j’ai établi à « Shimoga, sur la recommandation de Votre Grandeur. Tous les associés, divisés en groupes « de 15, vinrent successivement au pied de l’autel, avec des cierges allumés à la main, réciter « la formule d’agrégation devant le Saint-Sacrement exposé. Je leur expliquai alors les « devoirs des membres de la Confrérie, et leur montrai le divin Maître prêt à soulager leurs « misères et à exaucer leurs prières : on eût dit qu’un souffle du Ciel agitait leurs âmes, les « élevait jusqu’au Cœur de Jésus et leur communiquait l’ardeur du vrai chrétien.
« 29 élèves, dont 8 païens, reçoivent une instruction sérieuse dans notre école tamoule. « L’inspecteur du gouvernement leur a donné des éloges ; mais, là aussi, il reste beaucoup à « faire.
« 38 enfants d’infidèles ont été ondoyés in articulo mortis par des sages-femmes « chrétiennes.
« Sagar est une station de 100 catholiques environ. J’ai obtenu de l’autorité civile la « concession d’un vaste terrain, sur lequel nous bâtirons bientôt un oratoire ; les fidèles « promettent de contribuer aux dépenses que nécessitera cette construction. Nous avons 40 « nouveaux chrétiens à Kalour-katté.
« Les 200 néophytes de Tirthally se réunissent pour la messe et les prières dans un oratoire « situé sur la colline voisine du village ; les murs de leur petite chapelle sont en terre.
« De l’autre côté de la rivière Tonga, à Koppa, nous avons un millier de chrétiens dispersés « dans une quarantaine de plantations. Je les visite une fois tous les ans. Leurs maîtres, « protestants ou incrédules pour la plupart, me reçoivent avec politesse et sont heureux de « m’offrir l’hospitalité. A midi, je rassemble mes ouailles devant le bungalow du planteur qui « me loge ; je me fais rendre compte de leur conduite et prends les mesures nécessaires pour « mettre un terme aux scandales qui peuvent m’être signalés. Le soir, à la tombée de la nuit, « j’examine les chrétiens sur la doctrine. Souvent il m’arrive d’en rencontrer qui ne savent pas « faire le signe de la Croix.
« J’entends les confessions jusque vers 10 heures. Le lendemain matin, à 4 heures, les « confessions continuent ; à 6 heures, je dis la sainte Messe qui est suivie d’une instruction en « canara, en tamoul ou en conconi. A 7 heures, tout le monde est au travail. Les chrétiens « venus de la côte malabare me causent plus d’ennui que tous les autres ensemble ; car il n’est « pas rare d’en trouver qui, quoique âgés de 30 ou 40 ans, ne se sont jamais confessés.
« J’ai expérimenté plusieurs fois combien est efficace contre le démon la médaille de saint « Benoît. Un jour, à mon arrivée dans une plantation, les païens, sachant que j’étais le « gourou » des chrétiens, vinrent me supplier de leur donner un remède contre l’obsession du « démon. Je m’informe du cas dont il s’agit, et j’apprends qu’un pauvre toulou, pour n’avoir « pas sacrifié un coq à la divinité du lieu, était devenu possédé. Il demeurait des journées « entières étendu par terre sans donner signe de vie, sans prendre de nourriture et sans parler. « Je confiai alors à un chrétien une médaille de saint Benoît, en lui recommandant de « l’attacher au cou du patient ; dès qu’il arrive à la hutte du malade, celui-ci se lève et s’écrie : « Jetez dehors ce que vous avez apporté. » Sans rien dire, le chrétien s’approche de lui et « attache la médaille à son cou. Aussitôt la figure du toulou s’épanouit ; il se lève, parle, « demande ce qui s’est passé, et veut venir me remercier.
« Dans les plantations où j’ai trouvé un petit noyau de chrétiens, je les ai exhortés à se « réunir tous les soirs pour faire la prière en commun. J’ai eu la joie de constater que cette « pratique était très utile, parce qu’elle assurait la fidélité à la prière et entretenait l’union « entre les ouvriers catholiques d’une même plantation. »
Chickamagalour. ─ M. Grandin a été chargé du district de Chickamagalour, qui comprend 1.000 chrétiens environ. Notre confrère se propose de bâtir une chapelle, à 20 milles de sa résidence, afin de grouper un peu ses néophytes très dispersés. A Chickamagalour même, nous sommes distancés par les protestants. Il nous faudrait des écoles dans cette ville ; mais le personnel enseignant et les ressources pécuniaires nous manquent.
Settihally. ─ En longeant la chaîne des Gathes dans la direction du Sud, nous arrivons au district de Settihally, administré par MM. Bonnétraine et Servanton.
Settihally (1.300 chrétiens) est une paroisse déjà ancienne qui ne s’est pas accrue autant qu’on était en droit de l’espérer. Elle est composée uniquement de canaras. Les sacrements sont bien fréquentés à Settihally ; M. Bonnétraîne a enregistré 1.050 confessions annuelles et 4.680 communions de dévotion. Il y a un couvent de religieuses qui dirigent l’école des filles, l’orphelinat et l’hôpital subventionné par le gouvernement.
La population catholique de Hassan est de 1.550 âmes, dont M. Servanton a la charge. Le missionnaire peut à peine suffire à la besogne ; elle est bien lourde, en effet, pour un seul homme. « Après avoir réparé l’église de Hassan, m’écrit M. Servanton, je viens de visiter « Gadanhally, Dassapoura et Sananhally. Demain je dois aller chez mon voisin, M. « Bonnétraine, pour une affaire urgente, et on réclame ma présence à Maggué. Il faut bâtir un « oratoire à Ansé, refaire la maison de Gadanhally, construire une église et un presbytère à « Maggué, etc., etc. Je ne sais où donner de la tête. »
M. Poulnais, dont le troupeau (1.000 chrétiens) est dispersé dans cinquante endroits différents, n’a pas beaucoup de temps à consacrer aux païens. « Néanmoins, me dit-il, le « nouveau catéchiste de Malour m’annonce des conversions. Espérons que ce petit village, « déjà à moitié catholique, le sera bientôt tout entier. Il serait à désirer qu’une chapelle « remplaçât bientôt la hutte misérable qui en tient lieu. »
Continuons notre marche vers le Sud et arrivons à la capitale.
Mysore. ─ (2.000 chrétiens, 16 baptêmes d’adultes et 56 d’enfants d’infidèles). M. Vallet, qui administre la paroisse, désirerait agrandir son église qui est trop petite. Il voudrait aussi construire un orphelinat pour les garçons, afin de lutter avec avantage contre les protestants qui attirent chez eux les enfants païens et leur inoculent le venin de l’hérésie.
Mysore possède un couvent de religieuses du Bon-Pasteur. Depuis son établissement, qui date d’une vingtaine d’années, ce couvent n’a pas cessé de prospérer. Les religieuses du Bon-Pasteur dirigent, en outre, une école, un asile et un orphelinat. A proximité de l’église, nous avons une école de garçons soutenue par le gouvernement et dirigée par un de nos anciens Frères indigènes de Saint-Joseph. En outre, cet excellent Frère a formé et entretient avec beaucoup de zèle un petit pensionnat de jeunes gens de caste ; ils sont actuellement au nombre de 13. Si nos chrétiens de caste pouvaient se résoudre à briser avec leur vieille routine, cette institution deviendrait une précieuse pépinière où se recruteraient les maîtres d’école et les élèves du séminaire. Mais, hélas ! il est à peu près impossible de faire comprendre à nos chrétiens que si le bon Dieu leur a donné des enfants, ce n’est pas uniquement pour qu’ils gardent les bœufs et les moutons, ou pour qu’ils obtiennent par le moyen de l’instruction un emploi lucratif. Voilà pourquoi le nombre des élèves qui étudient au pensionnat est et restera peu considérable.
Ganjam. ─ Les environs de Mysore sont sous la juridiction de M. Jacquemin, qui administre 1.200 chrétiens, répandus dans une dizaine de villages et très fervents pour la plupart. Notre confrère réside à Ganjam et a préparé 10 païens au baptême.
Kanakanhally. ─ Ce petit district, à la tête duquel se trouve le P. Xaverinader, est de formation récente. Il y a deux ans, le nombre des chrétiens n’était que de 70 à Kanakanhally ; depuis lors, une centaine de païens se sont convertis et j’ai été heureux de constater par moi-même le bon esprit qui les anime. Ils ont une belle chapelle, et la résidence du Père est très convenable. Ces néophytes m’ont paru instruits et fervents. Matin et soir, ils récitent la prière à l’église. Les païens ont bien essayé de les intimider, mais n’y ont pas réussi.
Wynaad. ─ Le pays est montagneux et couvert de forêts : c’est là que travaillent MM. Rappard et Adigard. Le premier a 985 chrétiens sous sa houlette ; le second, 510. La distance souvent considérable qui sépare les stations du Wynaad les unes des autres, nous oblige à maintenir deux missionnaires dans cette contrée insalubre, où ils ne recueillent que très peu de consolations.
M. Rappard habite à Nyitri ; malgré ses 37 années de mission, il ne se ménage en rien et remplit toutes les fonctions du saint ministère avec une admirable ardeur. Cette année, il a baptisé 12 païens.
M. Adigard m’écrit de Manantody : « Je suis en retard pour l’envoi de mon compte-rendu ; « mais en voici la raison. La semaine dernière, j’étais allé voir mon vénérable voisin. Pour « l’imiter, j’ai bu l’eau de la rivière sans prendre la précaution de la faire bouillir, et je suis « rentré chez moi avec la fièvre. Les résultats de cet exercice sont inférieurs à ceux du « précédent.. Une compagnie minière ayant cessé le travail, bon nombre de mes chrétiens sont « allés chercher fortune dans le Courg ; d’un autre côté, à Panamaram, la misère et les « maladies menacent de détruire la station. J’ai eu néanmoins la consolation de baptiser « quelques païens et d’inscrire beaucoup de catéchumènes.
« A l’occasion d’une visite à mes chrétiens, je rencontrai un jeune homme qui se traînait « péniblement sur la route. Il venait me demander le baptême : « Père, me dit-il d’une voix « faible, donnez-moi le baptême, je ne veux pas autre chose. » Le voyant exténué, je lui dis de « prendre un peu de nourriture, mais il refusa, déclarant qu’il ne mangerait pas avant d’avoir « reçu le baptême. Je me rendis à son désir ; et, pendant la cérémonie, je fus tout surpris de « l’entendre réciter le Pater et le Credo, comme aurait pu le faire un ancien chrétien. Il s’était « instruit tout seul à l’aide d’un catéchisme que lui avait donné M. Marcon. »
Le petit royaume du Courg compte deux groupes de catholiques bien distincts. L’un forme la paroisse de Virajanderpett, sous la conduite du Père David D’Souza : 1.034 chrétiens. Leurs ancêtres qui habitaient la côte malabare, furent amenés captifs à Seringapatam par le terrible Tippou-sultan. Ayant ensuite obtenu la permission de retourner dans leur pays, le Rajah du Courg les pria de ne pas s’éloigner de ses Etats, leur donna des terres et leur bâtit une église. Il fit même une pension au missionnaire qui vivait au milieu d’eux. Le gouvernement anglais paie encore aujourd’hui la somme nécessaire à l’entretien du prêtre catholique de Virajanderpett.
Le Père D’Souza s’occupe avec beaucoup de zèle des écoles de garçons. « J’ai deux écoles « de garçons, me dit-il, où sont reçus indistinctement les enfants chrétiens et païens. Celle de « Virajanderpett a pris une telle importance que j’ai dû l’agrandir et y placer un sous-maître. « La plupart des élèves sont païens. Ces Courgs sont très familiers et se montrent plus libres « dans leurs rapports avec le missionnaire que les néophytes eux-mêmes ; j’en profite pour « leur parler souvent de religion. Je trouve une certaine analogie entre eux et les Irlandais. Ils « n’ont aucune inclination pour les protestants. S’ils se convertissaient, ils seraient fermes « dans la foi ; pour cela ils auraient besoin d’un apôtre comme saint Patrick.
« Nous avons les trois confréries de Sainte-Anne, de Saint-Sébastien et du Mont-Carmel. « J’ai essayé d’établir celles du Sacre-Cœur et de l’Apostolat de la Prière ; mais nos conconis « ne me semblent pas éprouver grand attrait pour les dévotions nouvelles. »
Il serait bien à désirer qu’il y eût dans cette station une école de filles tenue par des sœurs indigènes ; le malheur est que nous n’avons pas de maîtresses assez capables.
L’autre groupe de chrétiens du Courg se compose presque exclusivement de pauvres parias (au nombre d’environ 1.500) qui n’ont pas de résidence fixe, et qui sont administrés par M. Le Tohic, à Mercara, et par le Père A. Noronha à Siddapour. « L’incrédulité et la morale libre des « planteurs européens, m’écrit M. Le Tohic, sont le plus grand obstacle à la conversion des « païens et un scandale perpétuel pour nos chrétiens. Quant aux Courgs, ils n’aspirent qu’au « bien-être matériel ; la vie future ne les préoccupe aucunement. Plusieurs fois, j’ai eu « occasion de les exhorter. De prime abord, ils paraissent bien disposés, se montrent polis et « louent hautement la religion ; mais dès qu’on leur insinue la nécessité de songer au salut de « leur âme, on s’aperçoit qu’ils n’étaient venus que pour capter les bonnes grâces du prêtre « dans un but purement temporel. D’ailleurs les Courgs qui ont un peu d’instruction, la « doivent aux écoles protestantes ; ils n’en sont par conséquent que plus indifférents ou plus « athées. La petite gerbe que j’ai à vous offrir cette année est bien légère : 8 baptêmes de « païens. N’obtenant que de maigres résultats auprès des infidèles, je tâche du moins de « ranimer la ferveur chez les chrétiens, en les enrôlant dans l’Apostolat de la Prière. »
Du Courg, Si nous revenons vers Bangalore en longeant le Cavéry, nous entrons dans le Collegal, où nous avons 330 catholiques sous la direction du Père Joseph Païs. Ces chrétiens de caste se sont bien conservés, et donnent beaucoup de consolation au missionnaire qui les visite ordinairement une fois par an. Depuis quelques années, on a ouvert des routes et commencé des plantations dans le Collegal. Les protestants y ont envoyé des émissaires, surtout des salvationistes (dames européennes vêtues à l’indienne) qui visitent les femmes indigènes dans leurs maisons sous prétexte de les instruire et de distribuer des médecines aux malades. Nos catholiques effrayés à juste titre de l’arrivée des protestants, m’ont écrit dernièrement pour me demander un prêtre qui réside chez eux et enseigne le catéchisme aux enfants. Hélas ! il m’est impossible de leur accorder en ce moment la grâce qu’ils sollicitent.
Haroubally. ─ Ce district comprend 7 villages (1.117 chrétiens). A Haroubally même, tout le village est chrétien ; mais les habitants, éprouvés par la famine depuis cinq ou six ans n’attendent qu’une occasion pour émigrer. A Somanhally, au contraire, les catholiques (330) ne forment que le tiers de la population.
Bégour. ─ Le district de Bégour (1.102 catholiques) est administré par M. Yverneau. Celui d’Ossour-Mattigherry (1.276 catholiques) dans le collectorat de Salem, est confié à M. Gouarin qui, tout en se félicitant du bon esprit, de la soumission et de la piété de ses chrétiens, regrette leur peu de zèle pour la conversion des païens. Notre cher confrère raconte le fait suivant :
« Un vieillard de haute caste se présente un jour devant moi et me demande le baptême. Il « me dit qu’il a des parents et plusieurs enfants. Je lui expose alors mes craintes pour sa « persévérance à cause des tracasseries qu’il aura infailliblement à subir du côté de sa famille « s’il se fait chrétien, et je le renvoie à six mois, pour qu’il puisse apprendre la doctrine et « s’affermir dans sa résolution. Il se retire en pleurant, et étudie avec ardeur, mais sans aucun « succès. Sa régularité à suivre les exercices des chrétiens à l’église ne laisse rien à désirer. « Dix-huit mois s’écoulent ainsi. Le bon vieillard continue à demander le baptême avec « larmes ; il craint de mourir païen. J’essaye de le préparer par de fréquentes instructions, et, « touché de ses bonnes dispositions, je finis par craindre moi-même de le faire attendre trop « longtemps ; car, me dit-il, depuis une semaine le diable ne cesse de le tourmenter en lui « ôtant tout sommeil, et ses enfants, qui l’avaient laissé tranquille jusque-là, s’efforcent de le « détourner de la religion. Tout à coup, pendant qu’il me parle, il tombe par terre, ou plutôt il « y est jeté si rudement que la chambre en résonne comme d’un coup de massue. Je le « considère tout stupéfait. Il se dresse alors sur son séant, et me dit tranquillement : « Le « diable veut me tuer, me fouler aux pieds et me contraindre à l’adorer comme je le faisais « autrefois, il n’y réussira pas, car je veux être chrétien. » Le lendemain, je le baptise, et dès « que l’eau sainte touche son font, la paix lui est rendue, et celui qui n’avait pu, malgré sa « bonne volonté, rien apprendre pendant dix-huit mois, apprend toutes les prières en moins de « trois semaines. »
Au nord de Bangalore, il y a deux districts : Chickaballa pour et Kolar.
Chickaballapour. ─ M. Picot, qui est chargé de Chickaballapour (353 chrétiens), instruit une vingtaine de familles et 14 catéchumènes. La petite chrétienté marche très bien sous son habile direction.
Kolar. ─ Le district de Kolar a été divisé cn deux parties, à cause du développement qu’a pris l’exploitation des mines d’or. Une partie (637 chrétiens) est confiée aux soins Père Marianader. Le Père construit une église à Goucunta, pour remplacer la petite chapelle de 7 pieds de haut, qui ressemble plutôt à une caverne qu’à un oratoire et menace ruine. La nouvelle chapelle servira tout à la fois à Goucunta et à un nouveau village en formation dans les environs.
M. Fraysse a fort à faire pour maintenir dans la bonne voie ses 3.000 chrétiens, parmi lesquels se trouvent des Anglais, des Italiens et des Indiens de toute caste et de toute langue. Il a baptisé une vingtaine de païens.
Comme je vous ai parlé, dans les comptes-rendus précédents, de nos œuvres de Bangalore, je n’y reviendrai pas aujourd’hui ; mais je ne veux pas terminer ce rapport sans vous dire toute la joie que j’ai éprouvée en lisant l’Histoire générale de notre chère Société. Merci à vous, Messieurs, qui avez été les instigateurs de cette belle œuvre, merci et reconnaissance à notre distingué confrère, M. Launay, qui a consacré toutes les ressources de son beau talent à faire connaître et aimer la Société des Missions-Étrangères.
Veuillez agréer...

† LOUIS
Evêque de Mysore.



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