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Rapport annuel des évêques

Année: 1910
Pays: Inde
Mission: Kumbakonam
Rédacteur:Mgr Jégorel

IV. — Kumbakonam


Population catholique 92.843
Baptêmes d’adultes 221
Baptêmes d’enfants de païens 1.783
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Mgr Bottero, se voyant, par suite de la maladie, dans l’impossibilité de rédiger le compte rendu des travaux de l’année, a demandé à M. Jégorel, son vicaire général, de nous envoyer les détails de l’exercice. Nous aimerions à reproduire, dans son ensemble, le long et intéressant rapport que nous avons reçu. Comme ce serait sortir des limites ordinaires de ce travail, nous n’en prendrons que les points les plus saillants.
« Le compte rendu que nous présentons diffère peu de celui de l’année dernière. Et cependant si l’on compare, chiffres en main, les résultats des deux exercices, on constate, sur toute la ligne, un réel progrès. Le nombre des confessions est passé de 122.090 à 135.323 ; celui des communions, de 156.291 à 174.644. Le chiffre des baptêmes d’enfants de païens in articulo mortis s’est élevé de 1.277 à 1.733 ; et celui des baptêmes d’adultes, tout en restant encore très faible, de 119 à 221.
« Le dernier recensement a donné une population catholique de 92.843 âmes. Elle est répartie en 39 districts, dont un seul a la bonne fortune de posséder deux prêtres, l’un touchant au terme de sa carrière et l’autre venant d’y entrer.
« La Mission de Kumbakonam ne possède encore ni collège, ni séminaire. Les jeunes gens qui commencent leurs études en vue de l’état ecclésiastique sont envoyés à 1’Institution Saint-Joseph de Cuddalore. Dès qu’ils arrivent aux cours de théologie, ils sont placés au Séminaire Papal de Kandy. Ceux qui veulent suivre les classes d’enseignement secondaire ont le choix entre le Collège de Cuddalore et celui des Pères Jésuites de Trichinopoly. Ces deux établissements sont à proximité de notre Mission.
« Nous avons 139 écoles primaires de garçons et 17 écoles primaires de filles. »

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Après cet aperçu général sur l’état du diocèse, M. Jégorel nous fait parcourir les différents districts arrosés par les sueurs des ouvriers de l’Évangile. Partout, on travaille dur, on vit pauvrement et on sème au milieu de multiples difficultés.
A Kumbakonam, nous trouvons M. Bailleau, curé de la cathédrale. « Au cours d’une « tournée dans les villages du Sud de mon district, nous fait savoir cet excellent Confrère, je « me suis proposé une double tâche : exhorter mes chrétiens à remplir leurs devoirs religieux « et les amener à régulariser la situation de leurs églises. La première partie de mon « programme s’est accomplie sans difficultés. Mais lorsque j’ai abordé la seconde, elle a « suscité la plus vive résistance. Nous voulons bien, m’a-t-il été répondu, inscrire nos « chapelles au nom de l’Évêque, à une condition cependant : que les autres commencent « d’abord ! » Vainement j’ai répété que c’était une mesure générale, prise dans l’intérêt du « bon ordre ; que les chapelles ne pouvaient que bénéficier de l’application du nouveau « règlement : partout je me suis heurté à un mauvais vouloir évident. Et quelle est donc la « cause de cette résistance ? Elle est bien simple. Les administrateurs des revenus de ces « chapelles, qui sont le plus souvent les chefs du village, ne se font aucun scrupule d’en « employer la meilleure partie à des usages tout à fait étrangers à leur fin. Ceci suffit à « expliquer pourquoi ils ne tiennent pas, mais pas du tout, à ce que le prêtre du district puisse « contrôler leurs comptes. J’ai été plus heureux dans la partie Nord, où je suis parvenu, non « sans peine, à décider plusieurs villages à se soumettre à la règle. »
« Passons maintenant à Mayavaram où nous rencontrons M. Fluchaire. Ce poste comptait près de 5.000 chrétiens en 1904 ; il n’en compte plus que 1.700, après les deux démembrements opérés pour fonder les nouveaux districts de Manday et d’Attucudi.
« Depuis mon arrivée ici, raconte M. Fluchaire, 104 païens et 33 protestants ont été « baptisés, dans un espace de cinq années. Aux Sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie « Immaculée, dont le dévouement n’est égalé que par leur esprit de pauvreté, digne d’un saint « François d’Assise, revient l’honneur de 93 baptêmes d’adultes et de 1.157 baptêmes « d’enfants de païens in articulo mortis.
« Mon école de filles, fondée, il y a quatre ans, dans la banlieue de Mayavaram, à l’ombre « de la chapelle Saint-Antoine, est actuellement fréquentée par plus de 100 enfants dont près « de 80 appartiennent à des familles païennes. Cette école, comme toutes les écoles similaires « dans l’Inde, est moins un moyen direct d’apostolat qu’une œuvre préparatoire à la « propagation de l’Évangile. Elle est dirigée par les Religieuses indigènes qui s’occupent « également avec beaucoup de zèle de l’ancienne école de filles située au centre de la ville, « dans laquelle elles instruisent une centaine d’élèves, toutes chrétiennes. Les progrès que je « constate dans la piété et la fréquentation des sacrements sont dus en grande partie à « l’excellente éducation donnée par les directrices de cette école. »
« M. Fluchaire expose ensuite dans un tableau succinct les divers travaux qu’il a fait exécuter depuis quatre ans. Ces travaux, dont les dépenses totalisées, entièrement à sa charge, atteignent un gros chiffre, comprennent l’habitation et le dispensaire des Sœurs catéchistes, l’École Saint-Antoine et diverses réparations d’églises et de presbytères.
« M. R. Michotte accuse 6.696 confessions et 9.400 communions pour le poste d’Ayyampettai qui compte 3.528 chrétiens. « La famine, écrit-il, a ravagé mon district. Mes « gens ont beaucoup souffert. Plusieurs ont été obligés d’émigrer pour vivre. La majeure « partie, heureusement, est rentrée aux premières pluies. J’en ai employé le plus grand nombre « possible à la construction de ma nouvelle église, pour leur donner du travail. Cette église « s’élève lentement au-dessus du sol. Elle sera la reproduction exacte de celle du Sacré-Cœur « de Pondichéry : même style ogival, mêmes dimensions, mêmes détails d’architecture. Ce « n’est pas ici un monument de luxe. Elle répond à une nécessité qui s’imposait depuis « longtemps et avait déterminé mon prédécesseur, M. Gastineau, à lancer le projet. Qu’on « veuille bien considérer, en effet, que mon district contient près de 4.000 chrétiens, dont « 2.800 dans le seul village d’Ayyampettai, et que l’ancienne église peut à peine contenir 600 « personnes. »
En présence du travail extraordinaire fourni par M. Michotte, M. Jégorel fait la réflexion suivante : « Nous voudrions pouvoir, en adressant nos meilleurs souhaits à notre jeune et généreux Confrère, lui donner un auxiliaire sur lequel il pourrait se décharger d’une partie de son ministère. Mener de front l’administration d’une nombreuse chrétienté et la construction d’une grande église est un problème d’une solution difficile, si l’on admet que les forces humaines ont des limites.
« A Thennur, grand centre de 3.400 chrétiens, M. Mercier mène une campagne active contre les protestants. Le bon pasteur défend ses brebis et les ramène au bercail, quand elles ont eu le malheur d’écouter la voix du mercenaire. Il a fait passer dans le sein de l’Église catholique une soixantaine de malheureux Indiens de Kijènedouvai que l’hérésie et l’amour du lucre avaient séduits. Douze familles de Sakkilis de Manargudi ont également abjuré leur erreur entre ses mains : « Ces apostats, dit-il, ne sont nullement attachés à la religion « luthérienne et n’aspirent qu’à briser leurs chaînes. Il faudrait au Missionnaire assez de « ressources pour liquider la situation pécuniaire dans laquelle ils se sont engagés. Car tous « n’ont pas l’audace d’un certain groupe de ces convertis. » Voici, en effet, ce qui s’est passé « à Kijènedouvai.
« Une trentaine de familles d’Iroulars ou « hommes des bois » avaient accepté les avances des Luthériens. Les choses marchèrent à souhait pendant quelques mois. Mais le jour où la précieuse manne cessa de pleuvoir, les prosélytes de circonstance disparurent, un beau matin, sans laisser de traces. Lancés à leurs poursuites par le ministre indigène, des rabatteurs finirent par dénicher, dans une clairière, une dizaine de familles de ces Iroulars. A cette nouvelle, ministre et catéchistes accoururent en hâte.
« — Revenez au village, leur dirent-ils, ou rendez l’argent que nous avons dépensé pour vous.
« —- Vous faites erreur, mes bons amis, riposte le chef de la bande. Nous n’avons jamais appartenu à votre religion ; nous avons toujours habité ces bois, vivant de notre pauvre métier. »
« Et ils jurèrent sur tous les dieux de l’Inde qu’ils n’avaient jamais été chrétiens. L’aventure ne manque pas de piquant.
« M. Mercier a enregistré près de 6.000 confessions et environ 7.000 communions. »

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Le district de Vadhavikam administré par M. Croze est resté à peu près stationnaire. Les villages s’obstinent, pour la plupart, à refuser l’inscription de leurs chapelles au nom de l’Évêque. Notre Confrère attend des secours pour élever la nouvelle église dont M. Chapuis a posé les fondations.
M. Deltour qui a le regret de n’avoir pu recueillir aucun baptême d’adulte dans son poste de Thiruppanthurithi nous annonce la fin d’un long procès qui traînait depuis sept ans et que ses chrétiens viennent de perdre devant la Haute Cour de Madras. C’est une grande épreuve pour le Missionnaire et une cause d’arrêt momentané du progrès de la Religion dans ce quartier.

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« Plus que personne peut-être, écrit M. Guyon, j’aimerais à présenter, une belle gerbe de « nouveaux convertis. Hélas ! tout se borne à trois baptêmes d’enfants de païens. Je ne cesse « de demander à Dieu qu’il veuille bien toucher les cœurs des milliers de brahmes qui « m’environnent. Quel champ ingrat est le mien ! Ma consolation est de voir la docilité de « mes chrétiens à suivre les exhortations de Sa Sainteté Pie X, en s’approchant fréquemment « de la sainte Table. Cette pratique de la communion fréquente fortifiera la foi de mon « troupeau, constamment attaquée par les brahmes, si puissants et si fanatiques dans ce district « de Tiruvadi. » Les Religieuses du Saint-Cœur de Marie dirigent avec un admirable dévouement leur école primaire, où 154 enfants, presque toutes brahmines, reçoivent une instruction qui profitera un jour, nous l’espérons, à la cause de la Religion.
« M. Mardiné, placé à la tête du district de Viragalur depuis six ans, déploie toutes les ressources de son activité et de son esprit d’initiative pour élever le niveau moral et religieux de ses paroissiens et les amener peu à peu à prendre conscience de leur propre force aux yeux des païens et des protestants. » Il a achevé la construction de l’église de Pudukottai qu’il avait tant à cœur : au prix de quels efforts et de quels sacrifices ? Dieu seul le sait. Le premier effet de cette œuvre a été de raffermir la foi chancelante des chrétiens de cette localité et de provoquer chez les païens un courant de sympathie en faveur de la Religion catholique. Sa chrétienté tamougère de Coullamanikhum, l’une des meilleures du district, lui a donné près de 1.000 confessions. A Sembyacudi, village de 400 chrétiens, tous parias, le levain protestant ou schismatique est une perpétuelle menace. Pour parer à toute éventualité et prévenir les dangers de scission, M. Mardiné a obtenu que ses chrétiens se dessaisissent de leurs titres de propriété des chapelles locales. C’est un gros succès ; seuls les parias de Viragalur sont, jusqu’ici, restés rebelles aux exhortations du Missionnaire.
« Non loin de Viragalur, nous trouvons la très ancienne chrétienté de Vadugarpatti, placée sous la houlette paternelle de M. Barralon. « Je n’ai eu, cette année, raconte ce vétéran de « l’apostolat, que six baptêmes d’adultes. Ces nouveaux venus du paganisme me semblent de « bonnes recrues. Les alliances qu’ils ont déjà contractées avec les anciens chrétiens sont une « garantie de persévérance. Huit autres familles du même village que mes six néophytes, et de « la même parenté, paraissent tout disposées à les suivre. Notre grande consolation est de « penser que la foi ne se propage pas seulement par les baptêmes de païens. Quand, à la suite « de nos instructions et de nos exhortations, nous arrivons à constater que nos chrétiens « viennent mieux à la messe, qu’ils se confessent et communient plus souvent, nous avons la « conscience d’avoir contribué sous une forme efficace à l’œuvre de la Rédemption. Malgré « mon grand âge et ma maladie, j’ai enregistré plus de 6.000 confessions, sur une population « catholique de 3.900 âmes. »
« Nous nous contenterons de saluer, en passant à Megalathoor, M. Vachon qui regrette une diminution sensible du nombre de confessions dans sa paroisse, diminution compensée d’ailleurs, dans une certaine mesure, par une augmentation du nombre des communions.
« M. Palluel, à qui est confié l’important district de Michelpatty, a le bonheur d’annoncer 6.371 confessions et 7.781 communions. Son temps est absorbé par le ministère paroissial, le soin des malades et les mille et une visites de ses gens, souvent embarrassés dans les chicanes et les procès. Notre Confrère est heureux de déclarer que les Tamougères des différents villages dépendant de Michelpatty donnent assez de consolations au Missionnaire par leur régularité à remplir leurs devoirs religieux.
« M. Xavier, prêtre indigène, chargé du district de Purattacudy, nous envoie un résumé du long et fameux procès qu’il a soutenu contre un ministre wesleyen. A la suite d’un différend avec les Choutres, les Pallars de Purattacudy avaient signé un acte par lequel ils se dessaisissaient de leur chapelle et la remettaient entre les mains des Protestants. Cela se passait il y a 13 ans. Confiant sa cause au Sacré-Cœur et à la sainte Vierge, le courageux M. Xavier épuisa toutes les juridictions de la Province de Trichinopoly. Débouté partout, il fit appel au Conseil de Madras, où il eut gain de cause. Mais le ministre, de son côté, appela de cette sentence au Gouverneur de Madras qui lui donna raison. Nullement découragé, M. Xavier adressa un mémorial au vice-roi des Indes pour lui demander justice. Il a reçu de Calcutta la décision qui reconnaît ses droits et termine heureusement, pour le plus grand bien de la Religion, une troublante affaire.
« J’aurais tort de me plaindre des chrétiens de Kottapalayam, écrit M. Bulliard. Ils se sont « montrés dociles à mes instructions, ils viennent régulièrement à l’église, même pendant la « semaine, fréquentent les sacrements et se font un devoir d’envoyer leurs enfants au « catéchisme. Ma suprême angoisse est de les voir dépourvus d’église convenable, jusqu’au « jour où la bâtisse, commencée il y a sept ans, sera enfin terminée. J’ai inscrit 5.508 « confessions et 6.940 comumnions. »
Kalkavery, qui compte 1.700 chrétiens assez clairsemés sur un vaste territoire, est, sans contredit, le district le mieux organisé au double point de vue des églises et des presbytères. Depuis 33 ans, M. Bricaud est chargé de ce poste difficile entre tous. L’âge et les infirmités n’ont pas ralenti le zèle apostolique de notre vaillant Confrère ; il est aujourd’hui ce qu’il était, il y a quarante ans, lorsque, au premier appel de la patrie en danger, il courut se ranger sous le drapeau du Sacré-Cœur. Le théâtre et les armes du combat ont seuls changé. Son crève-cœur est de voir l’exode incessant de ses fidèles vers des rivages plus fortunés. Sur plus d’un millier de nouveaux chrétiens qu’il a baptisés et formés à la vie chrétienne, il lui en reste à peine deux cents. Même les anciennes familles se mettent à émigrer. « Dieu sait cependant, « dit notre Confrère, si j’ai rien épargné pour retenir ceux qui sont partis. »

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« Après cette course coupée d’arrêts à travers la Mission, ajoute M. Jégorel, nous allons revenir à Kumbakonam, notre point de départ, et dire un mot des œuvres de charité et d’apostolat fondées dans le diocèse.
« Pendant que M. Raymond Michotte travaille, comme nous l’avons dit, à la construction de sa nouvelle église, son frère aîné, M. J.-B. Michotte, jette les bases d’une léproserie à Kumbakonam. Sur les quatre pavillons que compte le plan définitif, le premier, commencé il y a six mois, est complètement terminé et pourra, dans quelques jours, recevoir les lépreux qui, jusqu’ici, étaient recueillis dans l’asile destiné aux vieillards. Dieu veuille que ce nouvel établissement dont la fondation est assurée par celui qui en a conçu le projet, devienne une antichambre du Ciel pour tous les malheureux qui viendront y finir leurs jours !
« Les Sœurs catéchistes Missionnaires de Marie Immaculée continuent, dans leur modeste sphère, leur fécond apostolat auprès des païens. Elles sont pour nous de précieuses auxiliaires. Au moment d’une de ces épidémies si fréquentes dans l’Inde, on les voit courir sur le théâtre de la mort, dans l’espoir d’arracher les âmes à l’enfer. Armées d’un courage viril, sans souci des fatigues et des mille incommodités qui les attendent, elles s’en vont, joyeuses, à la recherche de ces petites âmes qui n’attendent que leur arrivée pour s’envoler au Ciel. Mais laissons la Révérende Mère nous dire elle-même leurs combats, leurs succès et leurs espérances.
« Cette année, qui clôt pour nous une première ère de dix ans de travail dans le diocèse de « Kumbakonam, nous laisse profondément reconnaissantes pour les grâces reçues. A notre « ouvroir, à l’hospice et à nos autres œuvres déjà existantes, nous avons ajouté une crèche. La « Providence nous est venue en aide, en nous fournissant l’occasion d’acquérir un vaste « bâtiment attenant à notre couvent.
« Nos dispensaires de Kumbakonam, de Mayavaram et de Tranquebar ont compté près de 100.000 malades. Nous avons baptisé 98 adultes tant à l’hospice qu’à domicile, et 1.088 enfants in articulo mortis, au cours de nos pérégrinations dans le diocèse.
« Mieux connues des Indiens, nos visites à domicile deviennent de plus en plus fréquentes, et partout nos Sœurs reçoivent l’accueil le plus respectueux et le plus empressé. Par ces rapports constants avec les familles nous entrons peu à peu dans l’esprit de notre vocation, qui est le salut de la femme païenne. »

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« Enfin, conclut M. Jégorel, nous ne pouvons clore ce compte rendu sans rappeler que notre bien-aimé Pasteur, Mgr Bottero, a eu le rare bonheur de célébrer cette année le cinquantième anniversaire de sa prêtrise. Tous les Confrères de la Mission non empêchés se firent un devoir de venir offrir leurs félicitations au vénérable jubilaire. Nous pouvons affirmer que tous les cœurs vibrèrent à l’unisson. » Que le Roi des Apôtres conserve longtemps le saint et vaillant Prélat à l’affection et au respect de ses Missionnaires et de ses chrétiens, pour la prospérité des œuvres de son beau diocèse et le triomphe de la Religion dans ce coin du vaste Empire des Indes !



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