| Année: |
1912 |
| Pays: |
Inde |
| Mission: |
Pondichéry |
| Rédacteur: | Mgr Leroy |
CHAPITRE VIII
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Groupe des Missions de l’Inde
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I. — Pondichéry
Population catholique 155.774
Baptêmes d’adultes 433
Baptêmes d’enfants de païens 1.779
Conversions d’hérétiques 17
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Si nous jetons un regard sur l’état du diocèse de Pondichéry, nous trouvons 77 missionnaires, aidés de 24 prêtres indigènes, pour subvenir à tous les besoins religieux de 155.774 chrétiens, la plupart encore jeunes dans la foi et disséminés sur un vaste territoire. La pensée de ce que doivent être les labeurs du saint ministère pour chacun de nos Confrères, dont plusieurs sont affaiblis par l’âge ou les infirmités, ne peut laisser personne insensible. Aux aspirants à l’apostolat qui cherchent le meilleur emploi de leur vie sur la terre, les Missionnaires de l’Inde adressent un pressant appel : ils ont besoin de secours, non seulement pour étendre l’empire du Christ, mais même pour le conserver dans les âmes rachetées de son sang et déjà régénérées par le saint baptême.
Mgr Morel nous disait, l’an dernier, que son personnel était loin d’être suffisant pour administrer les chrétientés existantes. Sa Grandeur nous montre cette année ses Missionnaires à l’œuvre dans les populeux districts de son diocèse, et nous fait partager leurs peines et leurs joies, en donnant de larges extraits de leurs relations. Nous citons — non sans les condenser — les principaux passages.
Muthialpet. — « M. Gentilhomme est chargé, depuis une quinzaine de mois, de la paroisse de Muthialpet, dans le faubourg nord de Pondichéry. « Le devoir pascal, écrit-il, était « très négligé.... J’ai fait tout ce que j’ai pu pour le faire accomplir par le plus grand nombre « possible. Seuls, les gens en désordre ou en discorde ont fait défaut. Tous les petits enfants « du chef-lieu ayant fait leur première communion en 1910-1l, je n’ai eu que dix premières « communions cette année. De Puttupattu et de Pomméapaléam, j’ai attiré 18 parias, garçons « et filles, dont l’âge variait entre 15 et 25 ans. J’ai préparé quarante confirmands.
« Pour faire honneur à la religion dans le très païen faubourg de Muthialpet, la résidence « du prêtre est passée, du plus pauvre logement qui existât à Pondichéry et aux alentours, à la « plus convenable installation que nous ayons, je crois, au chef-lieu et dans le Territoire « français. Ce changement s’imposait.
« On lit dans L’Histoire de l’Eglise que la conversion de certaines nations plongées dans « l’idolâtrie s’est opérée avec une rapidité prodigieuse. Des peuples, il est vrai, ont en masse « acquiescé à la religion catholique. Mais combien de temps les barbares du Nord de l’Europe « n’ont-ils pas gardé, dans leur caractère et leur train de vie ordinaire, les inclinations de leurs « ancêtres ! Nous voyons se renouveler, dans nos Missions de l’Inde, ce que l’histoire « ancienne nous apprend des premiers peuples chrétiens de l’Europe. S’agit-il de fêtes « bruyantes et tumultueuses, nos chrétiens se piquent vite d’honneur et rien n’égale l’ardeur « qu’ils apportent à ce « Tamash » . Combien, hélas ! ces mêmes chrétiens sont lents à « comprendre les notions élémentaires des vertus chrétiennes et la nécessité de s’abstenir des « vices contraires. Beaucoup semblent même inconscients de l’incompatibilité de ces vices « avec la profession des vertus chrétiennes. Ce manque de piété solide et sérieuse, vraiment « intérieure, entraîne naturellement à sa suite tout un cortège de misères qui font le désespoir « du missionnaire. On s’en console, à la pensée que nous ne sommes encore que des semeurs. « Dans deux ou trois cents ans d’autres récolteront dans la joie ce que nous, maintenant, « semons dans les larmes. »
Rettiarpaléam. — « M. Gaston est loin de trouver que tout est pour le mieux dans sa paroisse. Son. zèle, auquel je me plais à rendre hommage, n’est guère récompensé. « Je n’ai pas à dépeindre, dit-il l’état général des esprits. C’est avec beaucoup de peine que j’ai enregistré une douzaine seulement de communions pascales chez les hommes tamoujers. Les mauvais journaux, l’orgueil de l’ignorant parvenu ont fait leur œuvre.
« Que penser des parents qui ne se préoccupent pas de l’éducation chrétienne de leurs « enfants ? C’est au prêtre d’essayer de rallumer le flambeau de la foi à peu près éteint dans « bien des foyers. C’est ce que je m’efforce de faire, après les classes, dans les catéchismes, et « le dimanche, auprès des grands, dans des réunions récréatives et instructives..
« L’indifférence des gens de caste rejaillit sur les parias et, parmi ceux-ci, bien peu « nombreux sont les pères de famille qui se sont approchés des sacrements à Pâques. La « boisson et le jeu sont les deux grands ennemis qu’il faut combattre. Chez eux aussi, « l’éducation chrétienne des enfants est tout à fait négligée. A 8 ans, l’enfant est envoyé à « l’usine ou à la garde des bestiaux. Le missionnaire doit s’ingénier, afin de trouver un « moment libre où il pourra facilement l’avoir au catéchisme. J’ai pu, durant l’année préparer « à la première communion 108 enfants, et j’espère vous offrir bientôt une belle couronne de « plus de 150 confirmands. » Il y a encore de bons grains à Rettiarpaléam.
Cuddalore. N.-T. — « Voici, dans toute sa brièveté et son énergie, le compte rendu du curé de Cuddalore N.-T., M. Drouhin : « L’esprit de la paroisse et l’état actuel des œuvres « sont bons. Le futur est incertain : au point de vue matériel, c’est la misère installée au « logis ! »
Mogayur. — « L’année 1911-1912, remarque M. Planat, n’a pas été signalée par des « événements extraordinaires, dans mon district. J’ai commencé la construction des deux « églises de Mogayur et d’Accadu. Les fondations sont terminées. J’ai déplacé l’église de « Pillrampettou, et je l’ai reconstruite sur un nouvel emplacement. Les païens parias, excités « par le chef du village, sont venus s’opposer au travail : il a fallu se résigner aux ennuis d’un « procès. Nos adversaires, effrayés, ont consenti à payer une indemnité. »
Attapakam. — Voici le résumé du rapport de M. Bonnefond. « L’administration a été « faite dans tous les endroits où il y a des chapelles, et même, grâce à un campement « provisoire, dans deux localités qui en sont dépourvues. Malgré cela, bien des chrétiens « restent indifférents et n’accomplissent pas leurs devoirs religieux, soit par paresse, soit par « rancune, soit pour d’autres motifs. L’esprit païen a encore une trop large part dans leur « vie……. Les querelles naissent plus vite qu’elles ne cessent ! »
Eraiyur. — « Je rends grâces à Dieu, écrit M. Leroy, pour tout le bien qui s’est opéré « dans le district d’Eraiyur.
« Le nombre de nos chrétiens s’est élevé à 4.583 ; cet accroissement est surtout dû à « l’excédent des naissances. Nous n’avons baptisé que 25 païens, dont 18 enfants, la plupart « in articulo mortis.
« Les chiffres de 15.549 confessions et 18.756 communions sont consolants, mais ils « restent insuffisants. Il faudrait arriver à doubler le nombre des communions ; car nos tout « petits sont prompts à répondre à nos appels en faveur de la fréquentation de la Table sainte. « Que Dieu daigne, par eux et en eux, se préparer des générations fidèles ! Qu’il daigne en « appeler quelques-uns à l’apostolat et à la vie religieuse ! Leur admission à la communion « dès l’enfance est, dans ce pays, d’autant plus opportune que, dès qu’ils ont 8 ou 9 ans, il est « déjà question de leur prochain mariage : ces préoccupations sont, pour les parents et les « enfants, très nuisibles à l’éclosion des vocations. »
Viriyur. — « L’année dernière, écrit M. Autemard, le district de Viriyur a cédé à celui de « Kallakurchi 24 villages et 685 chrétiens. Il possède encore 51 villages et 3.934 chrétiens. Le « nombre des confessions s’élève à 9.215, et celui des communions à 10.447. Mon assistant « m’ayant quitté en décembre et M. Sacré, venu en février, m’ayant quitté en mai, Viriyur est « resté six mois sans vicaire ; l’administration des chrétiens en a souffert sous bien des « rapports, tels qu’instructions, visites, catéchismes.
« A Viriyur, l’assistance à la messe de chaque jour laisse à désirer ; sur ce point, une « retraite serait nécessaire pour raviver la foi de nos chrétiens. Le dimanche, il y a peu « d’absents : l’immense église est pleine. L’assistance à la bénédiction du très saint Sacrement « est satisfaisante. Les confessions et les communions sont fréquentes ; celles des enfants, « surtout, me donnent de grandes consolations. S’il est vrai de dire qu’il n’y a point de « désordres publics à Viriyur, il est bon d’ajouter que la boisson, les disputes, les comédies, « sont bien souvent des sujets de tristesse pour le prêtre.
« J’ai inscrit, cette année, quatre baptêmes d’adultes et trois d’enfants : petite gerbe, mais « faite de sept épis précieux, arrachés avec beaucoup de peine à l’ennemi de tout bien ! »
Kallakurchi. — Kottalam est de beaucoup la meilleure des stations de ce district. La fréquentation des sacrements, l’assistance à la sainte messe ne laissent rien à désirer. Une école a été ouverte, en janvier dernier. Elle compte une cinquantaine d’élèves. Au mois de juin, une terrible épidémie de choléra a fait huit victimes dans ce village.
Les parias de Kottalam et de Nariapanur manquent d’instruction. Leur ignorance vient de ce qu’ils sont soumis à des maîtres païens qui, bien souvent, ne leur accordent pas les loisirs nécessaires pour vaquer à leurs devoirs religieux.
L’élément le plus difficile à diriger se trouve parmi les blanchisseurs. Dispersés un peu partout, une famille par village, ils ne peuvent pas être groupés pour recevoir une instruction convenable. Deux ou trois fois l’an, à l’occasion d’une fête, ils viennent remplir leurs devoirs ; mais dans ces occasions, le prêtre, surchargé de travail, peut à peine s’occuper d’eux.
L’exercice écoulé a donné 105 premières communions, dont 80 de parias ou de blanchisseurs. Que de patience et d’efforts ont été nécessaires pour faire entrer les prières et le catéchisme dans ces petites têtes, plus habituées à porter des paquets de linge qu’à étudier ! Ces enfants ont donné de grandes consolations au Missionnaire par leur assiduité à venir à la messe, parfois de très loin, et à s’approcher des sacrements.
Tindivanam. — Mgr Morel nous communique l’édifiant récit de la mort de Sœur Victor. M. Pungier qui l’a assistée à ses derniers moments déplore la fin inattendue de cette excellente religieuse enlevée par le choléra dans les premiers jours d’octobre 1912. Ses derniers moments ont été le digne couronnement d’une vie consacrée tout entière au service de Jésus-Christ. Quelle nombreuse et belle couronne de petits anges, elle a dû rencontrer en paraissant devant son Juge ! Que de jeunes moribonds elle avait baptisés dans les villages païens ! Elle était vraiment intrépide, dès qu’il s’agissait d’une âme à sauver.
Mel-Sittamour.— M. Chavanol trouve que « beaucoup de ses chrétiens adultes ne « s’approchent pas assez fréquemment des sacrements de Pénitence et d’Eucharistie. Ce n’est « pas, évidemment, par mépris : mais, ou bien ils ne sont pas assez convaincus de la nécessité « de ces biens spirituels, ou bien ils ne peuvent se résoudre à renoncer à de mauvaises « habitudes, à des occasions prochaines de péché, à payer des dettes, à se réconcilier avec des « parents, etc. » La santé du cher M. Chavanol a été assez sérieusement éprouvée par les grandes chaleurs de l’été. Entouré de la sympathie de tous, chrétiens et païens, choutres et parias, il se dépense avec mérite dans un milieu où les déceptions ne lui font pas défaut.
Pudur. — M. Giraud signale la prise de possession du couvent, le 21 octobre dernier, par les Sœurs du Saint-Cœur de Marie. Trois Religieuses enseignent à lire, à écrire et à prier, à une quarantaine de petites filles.
Il est heureux de constater que la vie chrétienne se fortifie de plus en plus à Pudur. Bien que l’administration des annexes ait occupé quatre mois de l’année, 5.108 confessions et 6.687 communions ont été enregistrées pour ce seul village. Chaque semaine, il entend une centaine de confessions et, aux grandes fêtes, surtout aux fêtes de la sainte Vierge, il ne peut suffire à la besogne. Nombreux sont les chrétiens qui sont obligés de s’en retourner sans pouvoir satisfaire leur dévotion.
Valayamputtu et Madurantakam ont procuré un beau chiffre de communions de dévotion. Dans l’ensemble du district, 120 enfants se sont approchés pour la première fois de la sainte Table.
Cheyur. — M. Grandjanny, qui a visité avec beaucoup d’assiduité toutes les chapelles de son district, raconte ainsi les détails de sa vie ordinaire. « Mes chrétiens, qui sont pour la « plupart des néophytes, viennent me trouver pour un rien, pour un bobo, un furoncle, un mal « de tête, afin d’obtenir un secours d’argent, ou encore afin de me demander d’arranger « quelque dispute, ou de leur donner une lettre de recommandation pour le Collecteur ou le « magistrat ; car ils croient qu’avec mon titre d’Européen, je peux tout auprès du « Gouvernement. Ces pauvres gens, nés d’hier au christianisme ne sont guère solides dans la « foi ; pour ne pas les décourager ni les éloigner de l’église, il faut s’efforcer de les renvoyer « toujours contents, et le plus souvent leur donner ce qu’ils demandent. S’ils sont coupables, il « faut les corriger, et cependant... il faut faire en sorte qu’ils quittent le prêtre avec le désir de « le revoir bientôt. Pour arriver à ce but, il faut souvent prendre au sérieux des faits qui n’en « valent pas la peine ou que l’on devine n’être pas arrivés ! Il faut causer longtemps, dire de « bonnes paroles, donner cent raisons pour une ; il faut, comme saint Paul, se faire tout à « tous. »
Ravattanallur. — M. Gabillet travaille sans relâche à l’amélioration de ses chrétiens, et combat sans faiblesse leurs funestes penchants pour les comédies malsaines. Le choléra a sévi dans son district et la préparation des enfants à la première communion a été arrêtée par suite de cette épidémie.
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Vandiwash. — « Mon district, écrit M. Bastide, comprend deux centres bien distincts : « Wandiwash avec 1.200 chrétiens, presque tous néophytes, sauf 200 blanchisseurs, et « Nalliankulam, avec 850 vieux chrétiens. Les blanchisseurs de Wandiwash sont « généralement bons ; ils observent leurs devoirs religieux avec assez de fidélité, car ils « vivent souvent à une distance considérable de l’église. Je ne puis pas faire le même éloge de « quelques anciens chrétiens parias.
« Quant aux néophytes, répandus dans 36 villages, ils sont encore dans une grande misère « spirituelle, qui n’est surpassée que par leur misère matérielle.
« J’ai construit une nouvelle école : c’est un hall de 30 pieds sur 12, avec une petite « chambre pour établir le musée. M. l’Inspecteur paraît bien disposé à notre égard : aussi, j’ai « la confiance que désormais cette école produira un bien durable.
« Le district de Nalliankulam possède aussi son école, avec 20 enfants : elle est de « fondation récente. Mon désir n serait d’en créer une autre pour les Choutres. »
Tiruvetipuram. — Chez M. Mignery, l’administration a été paralysée par des épidémies de petite vérole et de choléra. De ce chef et par suite de l’émigration, ce Confrère a perdu 170 personnes sur les 974 qui composent le groupe catholique de Tiruvetipuram. Il se réjouit à la pensée que ses chers chrétiens ont eu deux bonnes récoltes de riz.
Chetpat. — M. Colas envoie les renseignements que voici : « Au point de vue matériel, « l’année n’a pas été favorable. La dernière récolte n’avait pas été extraordinaire. Pour comble « de malheur, une vingtaine de maisons de parias ont brûlé à Pajampattu. Puis, la toiture de « l’école menaçant de s’affaisser, j’ai dû me hâter de l’enlever. Enfin, le village de Karuppur a « brûlé en grande partie.
« Au spirituel, il n’y a pas de changement. Les Kanganis continuent à embaucher des « chrétiens pour les emmener, comme coolies, à Natal, à Pinang ou à Ceylan.
« Voici maintenant quelques sujets de consolations. Grâce à l’amabilité du Collecteur du « Nord, j’ai obtenu une centaine d’acres de terrain pour les chrétiens de Tatchambady, dont « l’administration a été fort satisfaisante. Cinquante acres ont été concédés à Atturei, où la « majeure partie des néophytes est animée d’un bon esprit.
« Les habitants du village de Koudamandhy, qui semblaient, depuis plusieurs années, avoir « oublié le chemin de l’église, reviennent dans la droite voie et demandent une école qu’il sera « bon de leur accorder. »
Arni. — Pattiavaram. — M. Dequidt n’a rien de spécial à mentionner sur les progrès de l’Evangile dans son district, où il s’efforce, comme par le passé, de maintenir la ferveur des fidèles.
M. Chaler constate une amélioration, à Pattiavaram,. relativement à la célébration des mariages. Mais il fait remarquer que, pour bien instruire les chrétiens, il faudrait un clergé plus nombreux et plus de catéchistes.
Polur. — Sur l’état de ce district, écoutons M. Monchalin. « Votre Grandeur remarquera, « dit-il, que le total des confessions et des communions du présent exercice est légèrement au-« dessous de celui des années précédentes. Cette différence provient de ce que « l’administration des villages n’a pas pu être faite régulièrement. Mes chrétiens sont, pour la « plupart, de braves gens qui cultivent leurs petits lots de terre. ils sont tels, surtout, à Polur, à « Martambady, à Sémimangalam. »
Gingee. — Ce district, qu’administre M. Gantier, comprend, en dehors du chef-lieu, cinq stations : Damenour,. Vadagapettou, Manalapadi, Alampondi et Canée. Deux autres localités : Turinjipondi et Valetti, possèdent un hangar en chaume qui sert de chapelle, en attendant la construction d’une petite église en briques qui s’élèvera. dans le courant de l’année prochaine. M. Gantier, qui doit faire face à de multiples occupations, a préparé 74 enfants à la première communion. Une épidémie de choléra a fait de nombreuses victimes dans les environs de Gingee : huit chrétiens ont succombé. Notre Confrère expose longuement tout l’espoir qu’il fonde sur ses différentes écoles qui sont généralement bien fréquentées.
« Pour le moment, conclut-il, l’esprit général est bon, quoique la piété, la ferveur manquent « à beaucoup de mes paroissiens. Je n’ai qu’à remercier le Divin Cœur de Jésus de toutes ses « faveurs et à lui consacrer les 500 familles chrétiennes de ce district. »
Ellathagiri — Le P. Dominique possédait quatre chapelles dans la chrétienté d’Ellathagiri. L’une d’elles, celle de Krisnampatti, à 8 milles du chef-lieu, vient de s’effondrer. Comme il n’y a que quatre familles dans cette localité, elles sont venues à Ellathagiri recevoir les sacrements.
Après un coup d’œil jeté sur les villages de Rayacottat, de Krisnagiri, etc., où se manifestent des signes de divisions qu’il tâche d’apaiser, le P. Dominique est heureux de faire remarquer la fidélité de plusieurs de ses chrétiens à la communion du premier vendredi du mois.
Chandernagor. — Le chiffre de la population catholique demeure à peu près stationnaire dans cette vieille cité. Les catholiques indigènes augmentent en nombre : mais les Eurasiens diminuent sensiblement. Le titulaire de ce poste a eu le regret de voir partir, pour cause de santé ou à la suite d’un changement d’emploi, quatre des meilleures familles établies depuis longtemps à Chandernagor. Des réparations importantes ont été faites à l’église.
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Comme conclusion des comptes rendus de ses vaillants missionnaires, dont nous n’avons donné, à notre grand regret, qu’un bref résumé, Mgr Morel ajoute les lignes suivantes.
« Un certain nombre de districts devraient être divisés ; les chapelles de secours et surtout les écoles devraient être multipliées. Si chaque prêtre avait dix ou quinze catéchistes et maîtres d’école bien formés et suffisamment rémunérés, la face des choses changerait du tout au tout. Que la bonne Providence daigne nous envoyer et les ouvriers apostoliques et les ressources nécessaires, et nous pourrons légitimement espérer qu’une ère de prospérité se lèvera pour la Mission de Pondichéry ! »
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