Présentation Recherche Photothèque Liens Informations Formulaire de contacts Plan du site
 
Rapport annuel des évêques

Année: 1903
Pays: Laos
Mission: Laos
Rédacteur:Mgr Cuaz

V. — Laos


Population catholique 9.213
Baptêmes d’adultes 239
Baptêmes d’enfants de païens 34
____


« Le compte rendu du vicariat du Laos, écrit Mgr Cuaz, ne saurait être, cette année, que l’écho des peines et des tristesses qu’ont éprouvées les missionnaires. Je les laisserai parler eux-mêmes. Écoutez d’abord le cri de détresse de M. Xavier Guégo. « Autant, dit-il, j’avais le cœur joyeux, il y a deux ans, en signalant à Votre Grandeur le résultat de mes travaux, autant je suis triste en vous envoyant le compte rendu de cet exercice. Mon petit troupeau, au lieu d’augmenter, a sensiblement diminué. »
« A Bassac, écrit M. Couasnon, la situation n’est pas brillante : les menées des « Phu-mi-« boun » (sorciers), le choléra et la famine, ont arrêté le mouvement des païens vers notre « sainte religion. »
« Je n’ai qu’une bien petite gerbe de baptêmes d’adultes à vous offrir, écrit de Ban-uet M. « Rouyer. Le riz a manqué, et nos catéchumènes ont dû profiter de la saison sèche pour « chercher dans la forêt les « kloi » et les « man » (ignames et tubercules sauvages) qui, en « temps de famine, remplacent le riz. »
« A Ubon, la cherté des vivres et la pénurie générale ont également empêché toute instruction régulière.

« Grâce à Dieu, de Ban-se-song, chrétienté du sud-ouest, les nouvelles sont moins tristes : la contrée a eu une bonne récolte de riz. M. Hospitalier a enregistré 78 baptêmes d’adultes et nourrit l’espoir de voir se former, tout près de Ban-se-song, une belle station annexe. Notre cher confrère raconte le fait suivant : « A une heure de Se-song, il y avait jadis un grand « village dont les champs, quoique très fertiles, furent abandonnés, à cause du voisinage d’un « crocodile qui avait élu domicile dans l’étang situé près de ce village. Étang et terres, tout « était devenu propriété du phi, c’est-à-dire du mauvais génie incarné dans le crocodile. Ceux-« là seulement pouvaient fouler le sol sacré qui apportaient des offrandes au trop heureux « habitant de l’onde. Cet état de choses dura jusqu’au jour où nos chrétiens, manquant de « poisson par suite de la sécheresse, allèrent pêcher dans le fameux étang et s’emparèrent du « crocodile. Le soir venu, des cris inaccoutumés m’annonçaient l’événement du jour. Je sors « de chez moi et j’aperçois les hommes, les femmes et les enfants qui traînent l’énorme « amphibie : il n’a pas moins de quatre mètres de long. Chacun se réjouit à la pensée du « copieux repas que l’on va faire avec la chair du monstre. Détail risible, qui prouve la naïveté « de ces grands enfants, les Laotiens : tandis que les chrétiens exploraient et sondaient le « gouffre pour s’emparer du crocodile, de nombreux païens étaient là , cachés derrière les « arbres de crainte d’être vus par le phi, et attendant avec anxiété la prise de l’animal. En « effet, sa capture allait les exempter de tout sacrifice à l’avenir... Aussi, loin d’en vouloir aux « chrétiens, les anciens adorateurs de la bête vinrent, quelques jours après, me supplier de « prendre moi-même possession des terrains abandonnés, m’assurant qu’ils s’y installeraient « à ma suite et étudieraient la religion. S’ils persistent dans leurs bonnes intentions, je mettrai « le nouveau poste sous la protection de sainte Marthe, dont l’intercession m’obtiendra, je « l’espère, de nombreux catéchumènes.
« L’endroit est vaste et fertile ; la rivière « Se » passe à côté ; et, autre avantage fort « appréciable, un khok (forêt claire) se trouve à proximité ; ce qui faciliterait à nos chrétiens « l’élevage des bœufs, des buffles et des chevaux. »

« Le compte rendu de M. Combourieu ,à Tha-re, se résume en ces trois mots : « Famine, famine, famine ! » C’est bien son district, en effet, qui a été le plus éprouvé, avec les postes de Xang-ming et autres, qu’administre M. Gratien.
« Quelle douleur pour un prêtre, s’écrit le P. Athanase, l’un de nos bons auxiliaires « indigènes, de voir s’égarer, en une seule année, plus de 60 de ses brebis ! »
Le P. Athanase, chargé du district de Phon-sung, ignore sans doute que la plupart de ses brebis égarées se sont réfugiées à Ban-don-puei, chez M. Hospitalier. Dans son compte rendu, il expose son sentiment sur les causes du peu de progrès du christianisme dans sa province.
« La première cause, dit-il, est l’indifférence ; et il applique aux Laotiens un de leurs « proverbes : « Fai mai pa, chung hen na nu » ; c’est-à-dire « Quand la forêt brûle, alors on « voit sortir les rats. » Le Laotien, s’il n’est poussé par la crainte, par des vexations, par un « procès ; s’il n’est rebuté de tout le monde, à cause de plaies hideuses et incurables, se décide « difficilement à étudier la religion ; il reste tranquille comme le rat dans son trou. Il n’est « point hostile, sauvage ; il est simplement « enfant ». Écoutez-le parler, lorsque le « missionnaire l’exhorte à embrasser notre sainte religion : « Ma femme et mes enfants ne « sont pas encore tombés d’accord. » Laissez-moi réfléchir d’abord. « Si jamais nous nous « faisons chrétiens, nous le ferons tous à la fois. Telles sont les fins de non recevoir polies que « l’apathique Laotien oppose aux plus pressantes exhortations du missionnaire.
« La seconde cause est la corruption des mœurs . Tout bon Laotien voyage beaucoup, et, à « chaque étape, il prend femme, sans s’occuper de ses unions précédentes qui ont duré six « mois, un an tout au plus. De retour au pays, il se marie de nouveau, soi-disant sérieusement. « Il croit, en effet, que la dernière femme qu’il épouse est sa femme légitime, et, lorsqu’il lui « faut rebrousser chemin pour rejoindre la première, il trouve que c’est trop dur. D’autre part, « le divorce est chose si commode, tandis que l’indissolubilité du mariage chrétien est si « gênante !
« La troisième cause est le culte des phi, ou génies malfaisants. C’est comme l’épée à deux « tranchants dont le diable se sert pour empêcher les païens d’embrasser le christianisme et « pour faire apostasier un certain nombre de néophytes. Par exemple, un païen, qui a des « parents chrétiens, tombe-t-il malade ; le mo-phi, ou sorcier-médecin, appelé pour lui donner « ses soins, ne manque pas de déclarer de prime abord que la maladie vient de ce que, parmi « les parents du malade, il y a des chrétiens ; que pour obtenir la guérison, ces parents « chrétiens doivent apostasier et faire amende honorable au phi. Aussitôt tout est mis en « œuvre, promesses et menaces, exhortations et violences, pour amener les soi-disant « coupables à résipiscence. Dans les cas urgents, quand les néophytes demeurent trop loin, un « des parents païens doit faire le vœu de les décider, un peu plus tard, à apostasier. Quelle « tentation pour de pauvres catéchumènes, chez qui la voix du sang crie souvent encore plus « fort que la voix de la foi ! »

« Les chrétiens de la province de Vien Khuk, entre Vien-chan et Nong-khai, administrée par M. Jantet, ont vivoté tant bien que mal, grâce à la proximité du Nam-ngum, qui arrose les rizières. Des radeaux sont venus vendre du riz jusqu’à Phanom, mais il fallait le payer à des prix exorbitants. Les villages éloignés du Mékhong, Phon-sung en particulier, n’ont pu profiter de cet avantage.
« M. Delalex, chef du district de Paksan, a fondé une station nouvelle à Tha-kan-thin, sur le Mékhong, en aval de Keng-sadok. Les chrétiens qui la composent sont venus, pour la plupart, de l’île de Don-don, où la famine a fait perdre environ 130 chrétiens à M. Pierre Excoffon.
« A. Sieng-yun, M. Anthelme Excoffon a eu la joie de baptiser 20 adultes et de préparer 70 enfants à la première communion. Son église, encore inachevée, est remplie, matin et soir, le dimanche ; il ne compte pas moins de 30 à 40 communions par semaine. Sous le rapport matériel, l’année a été très dure pour ses néophytes, obligés de se nourrir des racines qu’ils trouvaient dans la forêt. On n’avait pas vu pareille disette, depuis quinze ans. En outre, le tigre, pressé lui aussi par la faim, a pénétré dans une maison, au milieu de la nuit, et enlevé un chrétien qui donnait tranquillement. Réveillée par les cris du malheureux, sa femme et son frère s’armèrent de piques et finirent par l’arracher de la gueule du fauve, mais son corps était en lambeaux et il ne tarda pas à expirer, en invoquant la très sainte Vierge. A la suite de cet événement, sept familles parentes de la victime, et qui se trouvaient isolées dans la campagne, sont venues se fixer à Va-don et ont demandé à se convertir. Déjà, deux de ces familles ont reçu le baptême.

« J’ai fait, cette année, une tournée pastorale dans le sud du vicariat, que je n’avais pas visité depuis deux ans. J’ai quitté Nong-seng, le 20 janvier, et me suis rendu à Bassac par le fleuve. Le 30 mars, j’étais de retour pour les cérémonies de la semaine sainte. J’avais employé deux mois entiers à parcourir les stations de Ban-uet, Ubon, Ban-bua, Vang-kang-rung, Si-than, Ban-dien et Se-song. Le nombre des confirmations a été de 231 et j’ai eu la consolation de revoir tous les confrères du bas Laos. Je ne puis que les féliciter du zèle avec lequel ils administrent leurs districts.

« Je cède maintenant la parole à notre cher provicaire, M. Prodhomme, qui connaît à fond le Laos, où il exerce le saint ministère depuis vingt-deux ans. Je l’avais prié de me faire un rapport sur la situation actuelle de notre mission ; je suis heureux de reproduire ici son travail.
« Comme vous le savez, Monseigneur, m’écrit-il, l’année n’a pas été brillante au point « de vue de l’évangélisation. Pour attirer les païens, il aurait fallu les nourrir ; or, nous ne le « pouvions pas, puisque nous avions beaucoup de peine à empêcher nos chrétiens de mourir « de faim. La famine s’est déclarée tout à coup, sans que personne pût la prévoir. Les rizières « étaient magnifiques, quand, soudain, au mois d’août (1902), la pluie cessa de tomber. La « chose était anormale, et chacun se dit qu’une pluie tardive permettrait au riz de reverdir. « Déjà, la récolte précédente avait été fort maigre. Qu’arriva-t-il ? Les greniers, qui étaient à « peu près vides, ne purent se remplir, car la moisson, presque nulle en certains endroits, fit « complètement défaut en beaucoup d’autres : c’était la famine dans tout le pays.
« Si nous avions eu des ressources considérables, les catéchumènes eussent été très « nombreux, mais comment songer à soulager la misère des païens, quand nous avions tant de « peine à sauver la vie de nos chrétiens, et à les empêcher de fuir en masse vers des régions « soi-disant plus torturées ? C’est ainsi que le nombre de nos néophytes a diminué au lieu « d’augmenter. Je dois dire cependant que cette diminution est plutôt apparente que réelle, car « les malheureux qui ont quitté, n’ont pas apostasié, et j’espère qu’un grand nombre « reviendront au bercail. Quelques-uns même ont dû semer le bon grain sur le chemin de leur « exode, et ils nous amèneront bientôt les recrues qu’ils auront gagnées à Jésus-Christ. Ceux « qui ne doivent pas rentrer au bercail nous aideront à fonder de nouveaux postes, dans le « pays où ils se sont fixés. Leur maison sera pour nous un pied-à-terre, et nous y serons « toujours bien accueillis.
« La famine aura produit un autre résultat, sur lequel nous pouvons compter dès « maintenant, je crois. Vous savez, Monseigneur, que, depuis plusieurs années, le grand « obstacle à l’évangélisation venait du changement de tactique des anha, ou mandarins du « Laos. Autrefois, ces « pères et mères du peuple », comme ils aiment à s’appeler, n’avaient « d’autre but que de gruger leurs subordonnés. « Ils cultivaient les champs sur le dos de leurs « clients », comme dit le proverbe laotien. Mais, depuis l’arrivée des Français au Laos, ces « mêmes mandarins, conseillés par les Siamois, se montraient bienveillants, aimables, j’allais « presque dire, charitables envers la population. Leur unique but était, en réalité, d’empêcher « les Laotiens de se donner à nous, et surtout, de passer sur la rive française.
« Cette tactique avait réussi à tromper les Laotiens indolents. Leurs mandarins les « aimaient, se disaient-ils ; à quoi bon alors se donner la peine d’étudier une nouvelle « doctrine, lorsqu’on était si bien avec les mandarins nouveau genre, et qu’on était devenu « Siamois au même titre que les habitants de la suprême ville des Anges, l’éminente capitale « Krung-Aheph-maha-nakhon (Bangkok) » ?
« Hélas ! ici, comme en Europe, la charité qui n’est point basée sur l’amour de Dieu ne « saurait se soutenir longtemps, sans que l’égoïsme latent reprenne le dessus et apparaisse à « tous les yeux. C’est ce qui arriva aux mandarins laotiens. Ils eurent d’abord un regain de « popularité, dont moi-même je fus dupe : on est toujours porté à croire aux bonnes intentions « des gens, alors même qu’on a été maintes fois trompé par eux.
« Donc, sous le précieux prétexte d’empêcher le prix du riz de hausser outre mesure et de « le maintenir à la portée des petites bourses, les « anha » décidèrent que les 120 kilos de riz « non décortiqué ne dépasseraient pas 3 ticaux, ou 1 piastre 80. C’était un peu plus cher que « d’habitude, mais c’était relativement bon marché. Quelle aubaine pour le peuple ! Les « Laotiens étaient dans l’allégresse, car l’arrêté préfectoral portait que ceux qui avaient du riz « devaient le vendre au prix indiqué et n’en garder pour eux que la quantité strictement « nécessaire à leur usage. Les maires et adjoints étaient chargés de l’exécution du décret et « autorisés à se transporter, au besoin, dans les familles, pour mesurer le riz et n’en laisser que « la quantité voulue. Tout récalcitrant devait être dénoncé et sévèrement puni. Hâtons-nous de « dire que certains pauvres diables, ayant dénoncé des récalcitrants, n’obtinrent jamais gain de « cause, et que la mission essaya vainement d’acheter le riz au prix fixé par les mandarins : « personne ne voulut lui en vendre. Nous dûmes nous résigner à acheter beaucoup plus cher.
« Quant aux mandarins et consorts, ce fut autre chose. Pour eux et leur séquelle, les « greniers s’ouvrirent en vertu de l’arrêté préfectoral. On mesura le riz et la quantité laissée « aux propriétaires pour leur usage fut loin d’être suffisante : mais les « pères et mères » du « peuple n’avaient-ils pas droit d’être servis avant tout le monde ?
« Plus tard, on vit pis encore ; non contents d’avoir fait visiter par leurs sous-ordres tous « les greniers de la région, les mandarins eurent recours à un inqualifiable procédé. « Accompagnés de toute leur famille, ils se rendaient, avec un ou plusieurs chariots, dans les « villages où ils supposaient qu’il y avait encore du riz, s’installaient chez les gens et les « priaient de leur céder au moins 120 kilos de riz. Le chef de la famille répondait qu’il ne le « pouvait pas, que la quantité de riz qui lui restait était déjà insuffisante pour lui et les siens ; « rien n’y faisait. Le mandarin insistait et ne s’en allait pas. Cependant le mandarin et sa suite « mangeaient le riz cuit, à mesure que la maîtresse de maison le préparait pour sa famille, et le « pauvre villageois devait livrer son riz pour ne pas être obligé d’héberger plus longtemps ces « hôtes importuns. Le mandarin passait alors chez le voisin qui, pour la même raison, n’avait « qu’à s’exécuter.
« Un pareil sans-gêne vexait terriblement les indigènes, mais ce qui les froissa encore « davantage, ce fut de voir les mandarins revendre plus tard ce riz extorqué, huit et dix fois « plus cher qu’ils ne l’avaient acheté. Le fameux arrêté préfectoral n’était donc qu’un « traquenard.
« Pendant ce temps, la mission distribuait gratuitement du riz aux vieillards et aux enfants, « et, quand elle pouvait céder du riz, elle le vendait exactement au prix coûtant. Le peuple ne « se gênait pas pour faire à ce sujet des réflexions, qui étaient toujours à la louange des « missionnaires. Désormais, les païens seront édifiés sur la charité de leurs « anha », à moins « que la sottise humaine ne les aveugle complètement. Hélas ! même en Europe, ne se trouve-« t-il pas des individus qui croient plus volontiers ceux qui les exploitent que ceux qui leur « veulent du bien !

« Un troisième résultat de la famine a été que les indigènes ont dû faire travailler leurs « enfants. Généralement, le Laotien ne donne de l’ouvrage à ses enfants que lorsqu’ils ont « atteint l’âge de puberté. Cette année, tout le monde a dû payer de sa personne, même les « enfants ; et les parents ont pu constater que le travail ne nuit point à la santé de leur « progéniture. Espérons que, à l’avenir, nos chrétiens ne laisseront plus leurs enfants « fainéanter jusqu’à l’âge de quinze ans et plus.
« Enfin, un dernier résultat de la disette, tout matériel celui-là, a été la création de rizières « pour le compte de la mission. Afin de procurer quelque argent aux affamés, nous dûmes « leur trouver du travail. Nous leur fîmes creuser un canal, pour relier au Mé-nam-khong le « Nong-seng (étang ou marais qui donne son nom à notre village). Le canal percé le trop-plein « de l’étang s’est déversé dans le fleuve, et un terrain très vaste mis à découvert par « l’écoulement des eaux s’est trouvé, tout naturellement, à notre disposition. Mais il a fallu le « défricher et le préparer pour la culture du riz. C’était un travail de longue haleine ; nous « l’avons entrepris, et, aujourd’hui, la moitié du terrain est déjà convertie en rizières. L’autre « moitié sera défrichée, l’an prochain. Nous n’aurons pas à regretter l’argent dépensé à cette « occasion, car, dans quelques années, les rizières nous donneront une récolte, qui suffira pour « les besoins de la résidence de Nong-seng, du collège, du couvent, de l’orphelinat et du « refuge.
« Nos Laotiens pourraient exécuter, en cent endroits, le travail que nous avons fait à Nong-« seng, et ils n’auraient qu’à y gagner ; mais voudront-ils ouvrir les yeux à la lumière et sortir « enfin de leur apathie ? C’est la question... »

« Mgr Cuaz, en terminant son rapport, annonce l’heureuse arrivée au Laos des trois nouveaux missionnaires, partis en 1903. Ils ont remonté en pirogue les rapides du Mékhong, depuis Pak-mun jusqu’à Savan-nakhet. Le voyage a été pénible pour eux, mais, grâce à Dieu, tous les trois se portent bien et se livrent avec ardeur à l’étude de la langue. »




~~~~~~~


<< Retour page précédente



© Mepasie (missions étrangères de Paris en Asie) - Toutes les archives disponibles dans 15 pays : Birmanie, Cambodge, Chine, Corée du Nord, Corée du Sud, France, Inde, Indonésie, Japon, Laos, Malaisie, Singapour, Taiwan, Thaïlande, Vietnam